samedi 25 août 2007

QUELQUES PHOTOS

Pas evident de poster des photos, ca fait maintenant 1heure30 qu'on lutte avec les problemes techniques... donc aujourd'hui, pas grand texte, mais quelques photos, et une video (connexion trop lente, je renonce). Nous posterons plein de videos des notre retour en France, et a l'ADSL.
En vitesse; ici tout se passe bien. Nous avons bien fini notre sejour a Cochin, il y a plein de choses a vous raconter, mais vous le saurez dans 2 jours, quand nous serons a Mysore et prendrons un peu plus de temps pour ecrire. Apres Cochin, ca a ete un peu la galere, mais nous sommes aujourd'hui a Ooty. Ca nous change un peu. La ville est a 2300 metres d'altitudes, donc on a du ressortir un peu les vetements chauds, relegues au fond du sac depuis un moment! Tout se passe bien, on ne sait pas encore trop ce que l'on fait demain, mais on a une petite idee (a base d'elephants, je ne vous en dis pas plus).
Merci encore pour les commentaires, Meregouille tu te dechaines... alors on va essayer de ramener quelques recettes pour te faire gouter les plats d'ici.
Bises a tous.
PILOUEMILIE.
LA VIDEO:
http://www.youtube.com/watch?v=Pd4DkeB4d1Q
LES PHOTOS;
http://www.flickr.com/photos/31347976@N00/?saved=1

jeudi 23 août 2007

LE KERALA

Mauvaise nouvelle, pas de photos ni de videos aujourd'hui, pourtant, ca valait le coup... Probleme de materiel independant de notre volonte...Nous essayerons demain...Desole...Mais recit quand-meme...

Meme si je donne des nouvelles assez regulierement, j'ai a chaque fois l'impression d'en oublier enormement, et chaque nouveau post, je me dis que je vais en avoir pour des heures a vous raconter ce que nous vivons. Je vais essayer d'aller a l'essentiel, meme si ce n'est pas facile. Les details comptent autant que les grandes lignes, mais je vais me retenir.
Tout d'abord, je vais prendre le temps de repondre a certains commentaires. Visiblement, l'episode "Tornado" a marque les esprits. Malheureusement, comme certains le suggerent, je ne pourrais pas le ramener. A choisir, nous ramenerions d'ailleurs une Enfield. Sans denigrer Tornado, c'est autrement la classe. En plus, le permis moto s'achete pour 20 Euros ici (je vois d'ici les raleurs qui vont me demander si je me suis renseigne concernant les tarifs du permis auto...) Et d'autre part, je vais faire taire les rumeurs concernant mon etat d'ebriete au guidon, ou ma non-capacite a m'adapter a la conduite a gauche (quoi que je ne suis guere habitue a celle a droite, mais bon...): c'est peu evident sur les videos, mais les routes sont parsemees de ralentisseurs, c'est ce qui me pousse a preferer rouler sur le bas-cotes. Tout est demesure ici, alors je vous laisse imaginer la taille desdits ralentisseurs. A deux (dont moi surtout) sur l'engin, plus les sacs, ca touche en bas, donc mieux vaut eviter et donc se derouter. CQFD.
D'autres commentaires sont d'ordre plus "serieux", si tant est que Tornado ne le soit pas. C'est vrai que nous parlons beaucoup de notre vie ici, et tres peu de celle des Indiens, qui etait, outre la beaute du pays, la raison principale de notre voyage. Beaucoup de personnes nous disent que ce voyage fait rever, et nous le pensons aussi, mais l'Inde, ce n'est pas que ca. Meme si les passages qui vont etre relates plus bas nous ont fait vivre des moments inoubliables, la vie ici est qund-meme un peu rude. Je ne parle pas du climat auquel nous touristes avons beaucoup de mal a nous accomoder, ni de la fatigue inerante au rythme de notre voyage. On peut dire que la misere est presente partout ici. A chaque coin de rue, des mendiants. Des personnes mutilees par centaines, avec des membres amputes, des malformations, des maladies de peau... Sans compter les enfants qui te tendent la main en te demandant 10 Roupies ou a manger, parfois pendant 10 minutes accroches a ton bras. C'est assez dur a vivre, mais je prefere tout de meme etre a ma place qu'a la leur. Les problemes de conscience se posent forcement. D'un cote, tu as envie de donner, mais tu ne peux pas donner a tout le monde. D'autre part, beaucoup de gamins mendient pour le compte d'autres personnes, et si tu donne a un petit, il risque de se faire tabasser par des plus grands qui veulent leur voler leur gain. Donc il nous est arrive de donner, mais je vous avoue que c'est quand meme rare. Je ne pense pas que ce soit une question d'egoisme, mais c'est comme ca. En Afrique, les adultes nous disaient de ne pas donner aux enfants pour ne pas les habituer a mendier, et les complaire dans cette situation. C'est quelque chose que nous ressentons ici aussi. D'autant que les Indiens nous donnent vraiment l'impression de vouloir s'en sortir, d'evoluer socialement. Il y a partout des pubs pour des ecoles, des formations, et ils travaillent enormement. Pas de 35 heures ici! ... Je vais m'arreter la en ce qui concerne leur mode de vie, ce sera plus vivant et interressant de vous en parler de vive voix. J'espere avoir repondu a certaines interrogations.
J'avais pourtant dit que j'allais etre bref...je reprends le cours de notre voyage...
MADURAI:
Le plus gros a deja ete dit. Nous avons juste recupere nos affaires chez le tailleur, et tellement contents du travail effectue, nous avons voulu passer une autre commande. Mais malheureusement, et comme souvent ici, il nous a pris pour un portefeuille ambulant. Les negociations ont dure, mais rien au bout du compte, si ce n'est une grosse colere de ma part apres le patron. Apres un dernier repas, nous partons pour la gare, attendre notre train. Cette fois, nous voyageons en classe Sleeper, un peu inferieure a la 3A habituelle. Pas de clim, mais de gros ventilos qui soufflent a 20 cm de nos tetes (nous avons reussi a recuperer les 2 banquettes du haut), et de bonnes vieilles couchettes en skai raides comme la justice. Mais bon, pour une nuit, et en train de sucroit, ca ira bien.
ARRIVEE DANS LE KERALA:
Au matin, nous nous reveillons et prenons place sur des sieges pres des fenetres, pour profiter un peu des paysages qui s'offrent a nous. Des cocotiers a perte de vue, et nous retrouvons l'atmosphere cotiere. Cette fois-ci, il s'agit de la mer d'Oman. Le train roule a une vitesse d'escargot, donc nous avons bien le temps de nous en impregner. Vers 9h30, arrivee a Quilon. Nous sautons dans un rickshaw pour gagner l'embarcadere. Nous devons etre ce soir a Allepey, et 2 choix s'offrent a nous. Le premier, y aller en bus en 2h30, pour une somme modique, le second, prendre un bateau et naviguer sur les backwaters (des canaux naturels sillonant la region) sur 80 Km. Ca dure 8 heures et ca coute plus chers, mais l'experience nous semble sympa. Nous embarquons donc sous une pluie fine, et nous installons sur le pont superieur. Rapidement, la pluie fine se transforme en bonne pluie de mousson, mais bon, c'est agreable la-haut, donc nous enfilons les ponchos, et prenons une douche en plein air. La vue est superbe. Des petits villages sur les berges, des scenes de vie typiques, tout y est. Apres une petite pause dejeuner dans une gargote au bord de l'eau avec repas servi sur feuille de bananier, nous repartons. A ce propos, dans ces restos, et dans bien d'autres, il n'y a pas de couverts, il faut manger avec les mains. Nous commencons a y trouver un certain plaisir et a developper une certaine dexterite. Il faut dire qu'au debut, ce n'est pas facile. Ici, la main gauche est impure, donc elle ne doit pas toucher les aliments. Essayer donc de couper des Nans ou de manger un poulet en sauce chaud avec une seule main, c'est le meilleur moyen de tester l'efficacite de votre lessive...
ALLEPEY:
Aux alentours de 18h, nous debarquons a Allepey. Bien entendu, des representants d'hotels sont presents pour rabattre le touriste, mais nous nous faufilons jusqu'a la guest house de notre choix. Petit tour de la ville, et nous nous mettons rapidement a la recherche d'un Houseboat (bateau typique sur lequel on parcourt les backwaters, et sur lequel on passe la nuit) pour demain. Des personnes dans la rue nous proposent ce que l'on cherche a un prix tres bas, mais nous n'avons que peu confiance, et preferons negocier ca directement avec le patron de l'hotel, qui comme tout le monde ici organise des ballades a bord de ces joyaux flottants. Le prix est fixe, 3000 Roupies soit environ 60 Euros. C'est de loin notre plus gros investissement depuis le debut du voyage. On vient de craquer le budget de 4 jours en 30 secondes, mais il faut avouer que l'on en revait, et que ce ne sont pas simplement de petits bateaux typiques... Vous verrez bien. Apres un repas au resto d'a cote, ou je mange un chicken masala qui restera dans ma memoire comme le plat le plus epice que j'ai mange de ma vie, nous allons nous coucher.
UNE JOURNEE DE REVE...
Le matin, apres un petit saut sur la plage histoire de dire que l'on a trempe les pieds dans la mer d'Oman, et un petit tour en ville, nous rentrons a l'hotel. Allepey est surnommee la petite Venise Indienne, rapport aux canaux qui la parcourent, mais c'est bien le seul attrait de cet endroit. La ville n'a rien d'exceptionnel en soit, elle est surtout le point de depart privilegie pour les houseboat. A 11h30, nous nous rendons en rickshaw sur les berges des backwaters pour embarquer. A la vue de tous ces bateuax alignes, nous n'osons rever que le notre sera aussi majestueux de peur d'etre decus. Mais nous n'aurions pas du! C'est incroyable! Il faut le voir pour le croire. 24 heures sur ce bateau en amoureux, ca va le faire. Trois personnes sont a bord egalement, le pilote (bien entendu) et 2 cuisiniers rien que pour nous. Je ne sais meme pas quoi vous dire tellement ce voyage a ete merveilleux. J'en ai ecrit presque 8 pages dans le journal, alors je ne pense pas pouvoir le resumer ici. Des paysages de fou, un calme de dingue, en gros, la classe pendant 24 heures! Ca fait du bien de se poser un peu. Le soir venu, nous acostons au bord de rizieres. Nous decidons alors d'aller nous ballader a bord d'une pirogue sur les canaux plus petits au coeur d'un village. Encore une fois, tellement plaisant que difficilement racontable. Se retrouver a pagayer sur un petit cours d'eau dans un village a la tombee de la nuit, plutot marquant comme souvenir. De retour a bord, nous mangeons (avec des couverts cette fois) puis allons rapidement nous coucher, berces par les flots.
Au matin, petit dejeuner a bord, puis doucement, nous repartons vers Allepey. Ces 24 heures ont vriament ete inoubliables, un peu decallees par rapport au reste du voyage, mais ca fait du bien. Je ne pense pas que l'on ait pu se sentir mieux...
DEPART POUR COCHIN:
Une fois revenus sur la terre ferme, direction la gare routiere. Nous prenons un bus pour Cochin, a une heure et demie de la. La temperature est assez elevee aujourd'hui, mais le bus presente cet avantage que sans porte et avec les fenetres ouvertes, c'est aere. Une fois notre hotel choisi, nous nous dirigeons vers la gare, pour reserver notre billet pour Ooty. Et la, la tuile, plus de place...et c'est un peu la galere pour y aller en bus. En plus, nous voulions prendre un petit train a vapeur, qui nous emmene de Coimbatore dans la vallee a Ooty, a plus de 2000 metres. Ca risque donc d'etre un peu tendu. A l'heure actuelle, on ne sait pas encore bien ce que l'on va faire demain. Par contre ce soir, si tout va bien, nous allons assister a un spectacle de Kathakali, danses et mimes traditionnels. Si vous etes sages, il y aura des videos...
D'ici la portez-vous bien. Merci encore pour les commentaires, nous prenons tuojours autant de plaisir a les lire.
La bise.
PILOUEMILIE.

mardi 21 août 2007

UN PEU DE NEWS, BEAUCOUP DE PHOTOS!!!

Hello!
Cette fois ci, on va changer de formule. Le dernier post etait surtout redactionnel, celui ci sera graphique. Deux raisons a cela, ca fait un moment que l'on etait dans l'impossibilite de poster ds photos a cause ds PC, et en plus, celui sur lequel nous ecrivons aujourd'hui a la moitie des lettres effacees. Desole donc pour les fautes.
Juste l'essentiel, nous sommes a Allepey, sur la cote ouest au bord de la mer d'Oman. On s'est fait un petit voyage de 80 km en bateau aujourd'hui, et demain, on part pour 24 heures sur un houseboat, sorte de barque recouverte de feuilles de palmiers. Au programme, visite des canaux naturels (backwaters pour les inities) et nuit a bord. On espere que le temps sera avec nous, on a ramasse dur ce matin...

Merci encore pour les comentaires, c'est vraiment notre petit plaisir de lire ca a chaque etape.
La bise.

P-S: Mergeouille, fais leur faire une serie de pompes de plus a ma sante, ca leur apprendra a faire des blagues pourries...
P-S 2: En fait, c'est bien trop long a telecharger sur ce blog les photos, j'en ai mis juste 2. La premiere, note etape quotidienne pour partir du bon pieds, un jus de fruit frais presse. La deuxieme, note chanbre a Pondicherry la 1ere nuit, dans une maison Tamoule typique.
vous pouvez voir les autres a l'adresse suivante:
Les videos elles sont a l'adresse suivante:


lundi 20 août 2007

PONDICHERRY ET LE TAMIL NADU

Enfin, nous allons essayer de prendre un peu de temps pour vous donner un peu plus de nouvelles. Malheureusement, nous ne pourrons pas vous faire partager photos et videos, les ordinateurs dans ce coin de l'Inde sont un peu trop vieux...
Je reprends donc a Calcutta, en essayant d'etre bref, car un recit sans photos est tout de meme moins attrayant. Nous avons attrappe notre avion sans trop de soucis, meme si cela nous a donne une autre occasion de nous rendre compte de l'efficacite relative des services publics ici. Tous les vols sont annonces en meme temps pour le passage sous douane, ce qui donne une cohue interressante, et vu que les Indiens ont une notion particuliere de la file pourtant nommee indienne, il faut jouer un peu des coudes. Si tu laisses 20 cm entre toi et le mec de devant, tu te fais doubler sans aucun scrupule, et tu ne peux rien dire. Donc apres avoir joue un peu des epaules, nous embarquons enfin. On se rend bien compte de la signifaction de "compagnie low-cost". La place pour les jambes est quasi-nulle, pas de boisson ni de collation, pas de tele, mais bon, pour 50 Euros le billet pour 2h15 de vol, on ne peut trop rien dire.
ARRIVEE A CHENNAI:
Arrivee le soir vers 20h, on prend un taxi pre-paid pour eviter les arnaques et regagner le centre ville. On peut se rendre compte sur la route qu'ici, on travaille 24h/24. Des chantiers de construction vivent en pleine nuit. On arrive dans un quartier relativement central, et nous faisons confiance au Routard. Le premier hotel est le bon, pas cher, propre, pas de restaurant, mais vu qu'on ne fait en moyenne qu'un seul repas par jour, et que l'on ne passe qu'une nuit ici, c'est pas bien grave.
DEPART POUR PONDICHERRY:
Le lendemain matin, apres une ballade dans le quartier et notre jus d'orange presse quotidien (on en trouve partout dans les rues ici), nous prennons notre premier bus direction Pondicherry. La route se passe bien, c'est vraiment magnifique, de petits villages en feuilles de palmiers, des rizieres, et l'Ocean en toile de fond. Au bout de 3 heures, nous arrivons. Pascal n'est pas sur Pondi ce week-end, nous devons donc n'y passer qu'une nuit, avant de partir le rejoindre sur Tanjore. Cependant, il a prevenu un pote a lui patron de restaurant et proprietaire d'une guest house que nous arrivions. Nous allons donc manger la-bas a midi, un delicieux filet de Loup grille. L'apres-midi est dediee a la visite de la ville et a la consultation d'un medecin, recommande par Pascal. Ils sont vraiment performants: pas d'attente, 100 roupies la consult, et pharmacie qui ne te delivre que le nombre de gellules dont tu as besoin. Le soir, nous retournons au resto pour rencontrer le pote de Pascal, qui etait absent le midi. On se presente, on parle un peu, puis il nous invite a sa table, avec quelques amis a lui. Ca fait du bien, au milieu du voyage, de manger de la nourriture occidentale, et on nous offre meme du vin Indien (pas si mauvais). Pascal nous appelle en plein repas pour nous proposer un changement de programme. Il nous propose de rentrer sur Pondicherry le lendemain pour que l'on puisse voir ou il habite, et passer une soiree ensemble ici. On accepte, et nous rentrons nous coucher a la guest house, une superbe maison Tamoule amenagee avec beaucoup de soin.
UN VENDREDI A PONDI...
Le lendemain, nous approfondissons la visite de la ville, en commencant par le marche. C'est assez hallucinant, des poissons partout, plus loin des colliers de fleurs, des fruits...vraiment sympa. Ensuite, sur les conseils de Pascal, nous allons louer un scooter pour nous promener dans les environs. Pour 100 Roupies, on nous loue un scooter 125 cm3, rapidement baptise Tornado, rapport a son comportement fougueux. Les premiers metres sont tendus, faut pas oublier de rouler a gauche... Mais y'a pas que ca! La conduite en Inde, ca fait peur quand on est en rickshaw, mais alors quand on conduit! D'ailleurs, le terme exact serait plus piloter que conduire. Si ton klaxon ne marche plus, t'es mort. Sensations fortes au menu. On arrive au bout d'un moment a s'extirper de la ville, et on fonce (facon de parler Babeth, je faisais gaffe) vers Auroville, a 15 Km au nord. La, c'est vraiment le bonheur, genre Easy Rider en tongue et sur une petrolette sur les chemins de l"inde. Les routes sont beaucoup moins frequentees, a l'ombre de grands arbres, on se detend un peu. Auroville est une communaute fondee dans les annees 60, qui regroupe environ 900 personnes qui vivent dans des maisons dispersees dans la cambrousse autour d'un lieu de celebration central completement fou (faut voir les photos). Les maisons sont aussi relativement dingues, et il n'y a aucune route pour parcourir les nombreux kilometres sillonant cette zone, juste des chemins en terre, ce qui donne a Emilie l'occasion de s'essayer au pilotage de 2 roues pour la premiere fois de sa vie. Elle se debrouille comme une chef, surement un heritage de ses grands-peres... Une fois la visite de la ville finie, nous nous dirigeons sur des plages pour prendre quelques photos et en profiter un peu. Je vais meme me baigner (habille, c'est comme ca ici), histoire de dire que j'ai fait trempette dans le golfe du Bengale. Nous retournons ensuite sur Pondi, ou Pascal vient d'arriver, et nous le rejoignons a son bureau de l'Institut Francais de Pondicherry. Les retrouvailles font du bien. Ca faisait un petit moment qu'on ne l'avait pas vu lu Puscule. On se ballade un peu, puis il nous dit de le suivre pour aller acheter des fringues. On l'attend dans la rue le temps qu'il aille chercher sa monture, et quand il arrive c'est vraiment la classe! Il roule en Royal Enfield, une sorte de mini Harley Indienne, mais qui fait un bruit de fou. Emilie ne met pas plus de 2 secondes a deserter notre bon vieux Tornado pour aller rejoindre Pascal sur sa moto. Rien de tel pour emballer je vous dis une Enfield! Une fois arrives au magasin, Pascal tient a nous offrir des habits, c'est vraiment une creme celui la. Nous aurons tous les 2 une Kurta (chemise lomngue). Merci encore Pascal.
LA CHEVAUCHEE FANTASTIQUE:
Ce soir, on dort chez Pascal, mais il habite a 10 Km de Pomdy. Nous decidons d'y amener les sacs tout de suite, avant de revenir passer la soiree ici. Et croyez moi, 10Km avec nos gros sacs sur le dos, nos petits sacs sur le ventre, sous un debut de pluie, et a la nuit tombante, c'est sportif.Mais nous arrivons a bon port, et decouvrons l'appart de Pascal, en fait 2 etages d'une maison, ou tout est ouvert au grand air, sous un toit en feuilles de palmiers. Le reve. Petite douche, petit(s) rhum(s) des Antilles que Pascal a amene dans ses bagages, et on repart vers Pondi a la nuit pour manger. Tres bon repas dans un endroit que Pascal frequente souvent, puis nous allons au Toucan, le bar de son pote, ou nous avons mange hier. Il y a une soiree ou se retrouvent beaucoup de francais expatries. On y va, mais l'ambiance n'est pas trop a notre gout, genre boite de nuit, et plein de fashion victims. Je ne critique pas, je dis juste que ce n'est pas trop notre truc. Cela dit, ca ne nous empeche pas de boire quelques bieres, chose difficile a trouver dans certains coins de l'Inde. Fin de soiree a l'after sur le toit de la maison du patron, et vers 2h du matin, on rentre chez Pascal, toujours lui et Emilie en moto et moi sur Tornado, mais cette fois sous l'orage. La situation est surrealiste. Comduire avec Pascal dans les rues de Pondi la nuit sous la pluie, ca restera vraiment lomgtemps dans nos memoires. En arrivant chez lui, on se seche et on parle quelques temps, avant d'aller se coucher vers 3h30. Le lendemain au reveil, Pascal est alle nous chercher les croissants, une creme je vous dis. On part pour Pondi, pour trouver un bus en direction de Tanjore. On demande, on nous renseigne un peu, on nous trimballe, mais pas de bus. Herueusement que Pascal est la. Il nous indique une ligne qui pourra nous y mener avec une correspondance. Merci Pascal. On se separe la, vraiment contents de l'avoir vu, et avec des souvenirs pleins la tete.
TANJORE:
Apres notre correspondance, arrive a Tanjore. Le premier contact avec la ville est plutot decevant. Pas trop de charme, on ne trouve rien de ce qu'on cherche, mais surtout on est creve. Un autre probleme que l'on rencontre aussi dans le Tamil Nadu, c'est que tout est ecrit en Tamoule, et peu de gens parlent anglais, pas tres pratique pour nous. On mange dans une gargotte sur des feuilles de bananiers pour 49 Roupies a 2 (soit moins d'un euro), puis on va se coucher dans un hotel un peu sordide et bruyant. Le lendemain matin, reveil matinal pour aller visiter le grand Temple, vraiment impressionant, puis on enchaine avec le musee. Depart vers 11h pour Madurai, toujours en bus. On vient de decouvrir ce moyen de transport vraiment pas cher, mais pas tres confortable, mes jambes ne passent pas dans la place impartie...
MADURAI:
Arrivee a Madurai en fin d'apres-midi. On se renseigne un peu pour les bus dans 2 jours pour aller a Quillon, mais y'a pas grand chose, il faudra sans doute jouer avec les correspondances. On arrive en ville, et on se dirige vers un hotel indique par le Routard. En arrivant, il y a un elephant qui mange devant l'entree. Ca surprend, mais c'est sympa. Les chambres sont vraiment super, propres, avec balcon, donc on prend pour 350 Roupies. En plus, le patron nous donne des tuyaux. Si on va a Quillon, il y a un train de nuit, ce qui nous ferait economiser une nuit d'hotel, et gagner une journee de voyage. Valable ce patron! On va se ballader un peu en ville, puis on rentre manger a l'hotel. Un peu creves, nous allons nous coucher tot.
ENFIN, CE MATIN:
Reveil vers 7h30, et direction la gare pour reserver notre billet pour ce soir. Heureusement il reste encore de la place donc on prend nos places en sleeper. Ensuite, direction le temple, et vraiment ca impressionne. Je ne vais pas me lancer dans une description imagee, les photos parleront mieux. A la sortie, nous sommes passes chez un tailleur se faire faire des kurtas et un pantalon, qui seront prets dans quelques minutes. Autre grande nouvelle, nous avons pu donner notre linge a laver a l'hotel, et nous le recupererons ce soir. Il etait temps, la lessive au savon dans une bassine, ca ne corrige pas les traces laisses par la poussiere et la chaleur. Mon pantalon tenait debout tout seul!
Desole de ne pas pouvoir mettre de photos et de videos, ca aurait rendu le recit un peu moins lourd. Merci encore pour les commentaires. Merci a a la famille Coutin de permettre a mon pere d'avoir des nouvelles, je vous jure, je lui installe le net des mon retour!
En attendant de vous faire partager plus de choses, portez vous bien.
La bise.
PILOUEMILIE.

samedi 18 août 2007

ARRIVEE DANS LE SUD

Deja bien longtemps que nous n'avons pas donne de nouvelles, et pourtant, on en a des choses a raconter! Le probleme, c'est que la ville ou nous sommes en ce moment n'abrite qu'un seul point internet (ou nous sommes en ce moment), et que les moyens techniques laissent vraiment a desirer...J'avais commence la redaction d'un post pour vous raconter un peu ce qui s'est passe depuis 5 jours, mais l'ordinateur a coupe et tout est perdu. Je vais donc me contenter du minimum, d'autant que l'on ne peut pas mettre les photos sur ce PC...
Donc en bref, le vol Calcutta-Chennai s'est bien passe, je ne suis plus trop malade (apres consultation chez un medecin quand-meme), Emilie va tres bien, nous avons passe des moments extras avec Pascal (il va bien aussi) et nous sommes actuellement a Tanjore. Depart prevu demain pour Madurai, ou l'on essayera de mettre un peu plus de nouvelles, de photos et de videos. Mais pour nos mamans, ne vous inquietez pas, on va tres bien!
Je m'arrete la avant que ca ne coupe encore.

La bise.
PILOUEMILIE.

mardi 14 août 2007

2 JOURS A CALCUTTA

L'escale a Benares s'est terminee tranquillement, ou plutot sans grande surprise, car le calme a Benares est quelquechose de bien rare. Il est d'ailleurs plutot "amusant' de voir comment les Indiens vivent leurs villes saintes, et comment nous vivons les notres. Essayez un peu de mettre la musique a fond, de chanter, ou de danser au Vatican, vous verrez comment vous allez etre recus! Et pourtant ici, tout se passe comme ca, tout est vivant. Comme quoi bruyant ne rime pas forcement avec irrespectueux...
Je disais donc escale terminee tranquillement dans le sens ou nos activites sont restees vraiment sommaires. Quelques achats sur le marche, mais je ne vais pas dire quoi, beaucoup sont des cadeaux. L'occasion de rendre encore un peu plus compte de la difference des negociations entre ici et l'Afrique. Sur les marches Africains, les vendeurs sont beaucoup plus aggressifs (dans le sens commercial du terme, ils ne sont en aucun cas violents), et une fois que tu as jete un oeil, c'est une sorte de jeu qui commence, et qui ne peut se finir que par la conclusion de la transaction. Ici, au debut, le vendeur nous donnait son prix, puis on donnait le notre (environ 4 a 5 fois moindre bien entendu), il nous disait non, donc on partait en se disant qu'il reviendrait nous chercher, mais rien! Donc on s'est retrouve quelques fois le bec dans l'eau, car dans ce cas la, tu ne peux pas y retourner, ou alors il va savoir que tu le veux vraiment son objet, et tu vas morfler! Donc on commence a prendre le coup, on se poste chacun devant des boutiques voisines, on negocie le prix pour la meme chose en se criant dans la rue ce que l'on obtient. Vu qu'ils vendent tous la meme chose, c'est pas mal pour faire jouer la concurrence, sachant que meme si nous estimons faire une affaire, nous sommes conscients de rester de beaux pigeons pour eux. Mais c'est gagnant-gagnant, ils gagnent un peu d'argent, et on a l'impression d'avoir gagne nous aussi!




Apres cette petite session achats, nous nous en retournons a l'hotel pour se poser un peu et tenir a jour notre journal de bord, riche de bientot 40 pages. Et la, nous goutons a toute la splendeur et la violence de la mousson. En 10 minutes, nous passons d'un endroit calme et reposant avec vue directe sur le Gange a un endroit sombre, ou l'on ne voit pas a 20 metres, et rince par des trombes d'eau. Je revais d'un peu de pluie pour nous raffraichir, mais en fait, il n'en fut rien! L'eau est chaude! Et quand je dis chaude, je ne veux pas dire agreable comme une pluie d'ete chez nous, je veux vraiment dire chaude! Quant au taux d'humidite, je pensais qu'on etait arrive au maximum depuis un moment, et bien non! Donc fin de journee sur la partie abritee de la terrasse, ou nous mangeons sous une sorte de festival de lezards. La pluie empeche les moucherons de voler, ils se mettent donc a l'abri, les lezards ont faim, donc il se collent sur les plafonds des terrasses abritees ou volent desormais lesdits moucherons. CQFD. C'est plutot marrant. Il faut s'y habituer, mais ces lezards sont rigolos. Plus gros que les notres, mais rigolos. Et surtout sans danger. Apres un bon petit repas (dont le prix moyen pour 2 personnes, avec boissons, tourne autour de 2 Euros), nous allons au lit. Je vous fais grace des eternels problemes d'endormissement, des troubles sonores matinaux ainsi que des coupures de courant repetees. Donc vers 8h, debout, et tout de suite, quelque chose me gene; j'ai mal a la gorge... Pas grave, on repart, nouveaux achats, ballade, puis on passe chez Barou pou le saluer et le remercier. Cette rencontre aura vraiment marque notre voyage. Nous nous dirigeons ensuite vers la gare en rickshaw. Nous commencons a avoir quelques habitudes dans les gares, ou nous nous sommes vite rendus compte qu'il ne falait pas hesiter a se renseigner, et on fait bien. Notre train est prevu a 18h quai n*6, mais le prepose a qui nous nous adressons nous dit que ce n'est peut-etre pas definitif. Dix minutes avant l'arrivee du train, nous retournons nous renseigner, et en effet, le train a subitement change de quai! Nous montons dans notre wagon, et comme d'habitude, il ya des gens a notre place, ou du moins trop de gens pour pas assez de place, les couchettes n'etant pas depliees au depart du train. On commence a pester en Francais, d'autant que nous n'avons plus de place pour poser nos sacs, et il est hors de question de dormir avec eux. J'ai deja assez de mal a dormir avec moi dans l'etroitesse des couchettes (fais gaffe MereGeouille, je t'entends deja soumettre l'idee que le probleme ne viendrait pas de l'etroitesse des couchettes mais plutot de ma largeur, et ca ne me plait que moyennement...).! On finit par s'arranger, et aller se coucher, mais encore une fois, nuit difficile. Mes pieds ne depassent plus, mais le voisin ronfle a un niveau sonore digne des plus grands concerts de rock, et les mecs sous nos couchettes n'arretent pas de s'engueuler. La trime! Encore une nuit rude...

Au petit matin, nous sommes face a 2 chose. La premiere, c'est Calcutta, ce qui parait logique, vu que c'etait notre destination. La deuxieme, c'est que je suis vraiment malade, ce qui parait moins logique, car chopper la creve ici, on n'y avait penser! On a des medicaments contre tout, sauf contre ca! Et autant vous dire que je passe un peu pour un con, la seule chose que j'ai pour me proteger la gorge, c'est un tour de cou en polaire! Un peu chaud l'affaire. Calcutta s'annonce donc difficile physiquement pour moi, et moralement pour Emilie, parceque je crois que je suis un petit peu chiant quand je suis malade (c'est ce qu'elle dit...). Donc on arrive a la gare, et tu es plonge direct dans l'ambiance. Howra, la gare de Calcutta, est la plus grande d'Asie. Deja que c'est le borbel dans les petites, alors je vous laisse imaginer ici! Il y a meme des voitures qui circulent a l'interieur, sur les quais. Une maree humaine, une sorte de vague qui nous porte, si bien que l'on sort de la gare sans vraiment savoir ou on est, et pourquoi on est sorti la. On rerentre donc, et on trouve enfin notre chemin, a savoir un bateau qui doit nous emmener de l'autre cote de la riviere. Le petit trajet d'une dizaine de minutes est sympa, avec une belle vue sur le pont de la ville, malheureusement interdit a photographier... Une fois arrive, c'est encore la meme chose, taxi, puis on sillone les rues pour trouver un hotel. C'est fait relativement rapidement, et nous sommes plutot contents. Une chambre au Gulistan pour 350Rs, avec tele, douche et tout, la plus "luxueuse" depuis notre arrivee. On sort ensuite pour visiter un peu, a commencer par le Musee National. C'est franchement pas terrible, le plus interressant etant le batiment en lui meme (j'exagere, la collection de statues en bronze et quand meme pas mal), donc on en fait le tour en 1 heure. Direction petit resto, puis on se ballade dans les rues et sur le marche. On ne sait pas si c'est le manque d'envie, ou le fait que nous venons de visiter 4 villes super avant celle la, mais Calcutta nous semble bien moins interressante, mis a part l'attrait aue peut presenter la vue des rickshaws pullers, ces hommes qui tractent leurs clients a bout de bras sur leur cariolle. De toutes facons, nous n'y restons que 2 jours. Demain, direction l'aeroport pour un depart a 17h direction Chennai dans le sud. On nous a dit que c'etait plus calme la-bas. Et si tout va bien, dans 4 jours, on verra le Pascal pour le week-end.
Desole si ce recit vous semble un peu long, j'essaye d'aller a l'essentiel autant que possible, mais c'est tellement riche en experiences! Il nous restera bien des anecdotes a vous raconter en rentrant...




dimanche 12 août 2007

SE PERDRE A BENARES...

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Voila, l'etape Agra est passee. La transition ne s'est pas faite sans mal jusqu'a Benares. Je vous parlais des 13 heures de train, mais c'etait sans compter sur les 5 heures de retard au depart...la compagnie des trains Indienne nous ferait presque regretter la SNCF! Donc apres une longue attente a la gare, nous montons enfin dans notre train de nuit direction Benares. Le hasard a fait que nous avons partage notre compartiment avec 4 francais, mais pas vraiment le temps de parler avec eux, la fatigue s'est fait sentir rapidement. Le probleme, c'est que la facon de dormir dans ces trains reste pour moi une enigme. Pour Emilie ca va, ceux qui la connaisse savent bien qu'elle a cette formidable capacite a sombrer en moins de 2 minutes, et ce n'importe ou. Pour moi, ca se complique. Entre le vieux d'en face qui ronfle et les vendeurs qui te reveillent en pleine nuit pour savoir si tu veux manger c'est pas evident. En plus, les Indiens ne sont pas de tres grande taille, et ils ont concu les couchettes de train a leur image. Bien que je ne sois pas un geant, mes pieds depassent de 10cm dans l'allee, et les passants ne jugent pas utile de m'eviter. Mais bon, passons... Arrivee a Benares vers 8h30 du matin Samedi, et comme d'habitude, le balais des rickshaws qui te harcellent pour t'emmener. On s'eloigne un peu, on en choisi un, et lui demandons de nous emmener au ghat Manikarnika ou nous avons repere un hotel dans le guide. Il nous pose au bout d'un moment en nous disant que ce n'est qu'a quelques metres. On y va, on demande, on avance, on redemande, puis on se rend compte qu'il nous a laisse a l'entree du chowk, le marche de la vieille ville. Nous aimons ce genre d'endroit, tres animes, grouillant de tous cotes, mais pas des le matin avec 20 kilos de sacs sur le dos, une chaleur d'enfer, et sans savoir ou dormir. Du coup, de demande de renseignements en demandes de renseignements, on trouve notre ghat et notre hotel apres une heure et quart de marche. On prend une chambre sans grand charme et limite propre, mais vu notre etat, on ne pouvais plus reflechir. De plus, le prix est relativement correct, a 200 Roupies la chambre, soit 4 Euros. Petite sieste, puis vers midi, on repart dans l'autre sens pour gagner les ghats principaux, et essayer de trouver Barou, un contact indien qui nous avait ete donne en France. Il faut repasser par le chowk pour aller sur ces ghats, le niveau du Gange etant haut en cette saison, et si se perdre est le meilleur moyen de connaitre un endroit, alors nous connaissons bien le chowk. C'est un veritable dedalle de ruelles, larges d'a peine 2 metres, sombres, bruyantes et odorantes, ou se bousculent pietons et cyclos, en essayant de slalomer emtre les vaches (par centaines) et les bouses (par milliers). C'est vraiment une ambiance irreelle. Tu as l'impression de ne rien choisir, d'etre porte par la foule quand tu restes dans les arteres principales. C'est impressionant, mais jamais effrayant. Au bout de quelques temps, nous trouvons enfin le Dasashwamedha ghat ou doit etre Barou. On demande, il n'est pas la, mais son neveu nous conduit au travers de petites ruelles jusqu'a sa maison (en fait une seule piece au fond d'une cours). Il nous recoit avec sa femme et son fils, nous montre des photos de lui et nos contacts francais (merci Giselle et Daniel), nous offre le traditionnel tchai (the au lait), puis nous emmene nous ballader un peu. Nous separons ensuite en se donnant rendez vous a 18h pour qu'il nous emmene en bateau sur le Gange voir d'autres ghats plus en amont, avant de redescendre voir la Puja, ceremonie d'ofrande et de celebration au fleuve. Les autres ghats sont interressants, avec notament des anciens palais de Maharadjas au bord de l'eau, mais aussi le ghat de la cremation. En fait, pour mettre fin au cycle interminable de reincarnations, un hindou doit mourrir a Benares, et y etre incinere. Deux sites sont donc consacres a ces cremations, et on dit ici que le feu ne s'est jamais eteint depuis des milliers d'annees. Nous nous rendrons compte plus tard qu'effectivement, les ceremonies ont lieu 24h/24. Nous redescendons sur les Mains Ghats pour la Puja, et la, c'est vraiment un autre monde. Cinq brahmanes celebrent le fleuve au son de la musique et des chants traditionels, en lui faisant des offrandes, et en officiant devant des centaines de personnes, aussi bien sur les berges que dans les bateaux (notre cas). L'ambiance est a la fois festive et mystique, c'est vraiment un spectacle sans pareil. Vers 21h30, Barou nous ramene a notre hotel en bateau, heureusement, car le chowk la nuit, faut vraiment un GPS. Nous accostons juste a cote des brasiers de cremations. Ils ont ici un rapport a la mort qui est bien different au notre. Les cadavres sont juste entoures d'un drap, mais pas caches. Tout se fait en exterieur, a la vue de tous. Les corps sont amenes jusqu'a ces ghats a pieds, par la rue. Mais ici c'est comme ca, c'est bizarre au debut, mais c'est comme ca!



La nuit a ete encore une fois rude, l'electricite etant ici une denree sporadique. (ca nous ferait presque regrette EDF Roland...) Le ventilo s'arrete donc souvent, entrainant une sudation rapide et intense sans meme bouger une paupiere. En plus, l'eau coule quand elle veut ici. Au matin, c'est decide, on change d'hotel. En attendant, c'est reveil a 5h, traversee du chowk (on se repere mieux) et on repare avec Barou pour les ablutions du matin vues depuis le fleuve. Le spectacle est vraiment interessant, j'ai envie de dire comme a la tele, dans les reportages de l'apres-midi sur France 5! On prend quelques photos, mais on se sent genes de rentrer ainsi dans l'intimite des gens, meme s'ils ont l'air habitue. Fin de ballade, on va chercher nos affaires avec Barou pour aller dans notre nouvel hotel, ou les chambres sont toujours sordides, mais la terrasse du restaurant a une vue imprenable sur le Gange et ses lavandieres. Apres l'installation, petite sieste sans reussite (pas d'electricite donc pas de ventilo la journee apparement), puis on retourne parcourir le marche. On fait nos premiers achats, rien de bien grand, quelques souvenirs, avant de retourner finir l'apres midi pres des ghats.

Merci pour tous les commentaires, ca fait plaisir de voir qu'on pense a nous en France. Et surtout un merci tout paticulier a Gisele et Daniel pour le contact de Barou. Il nous a fait decouvrir la ville sous un aspect different, et c'est vraiment une personne extra. Nous lui avons remis votre cadeau.











vendredi 10 août 2007

Photos et videos

Emilie dans un velo rickshaw a Agra


POUR VOIR DES PETITES VIDEOS, CLIQUEZ SUR LES LIENS:
http://www.youtube.com/watch?v=q8-E-XJfGYg
http://www.youtube.com/watch?v=7ODvIZx9_AE
http://www.youtube.com/watch?v=lwBWx-Nz8H4

Un peu kitsch, mais indispensable!

La rencontre incroyable, les parents de Fanny a Agra!!!


Pelerins a Haridwar au bord du Gange




Rencontres dans le train
























Temple a Delhi

HARIDWAR - AGRA

Pas mal de choses se sont passees depuis le dernier post, de bonnes surprises, mais aussi quelques galeres... Le dernier jour a Delhi a ete plutot cool, surtout ballade sur Main Bazar pour trouver des cadenas et des chaines pour attacher nos sacs dans le train. En debut d'apres-midi, depart pour Haridwar en train. La chaleur est toujours aussi impressionante, et notre traim a 3/4 d'heure de retard, une habitude ici. Une fois montes, on s'installe sur nos banquettes pour attaquer une petite sieste. Au reveil, on s'asseoit, et je me mets a dessiner, ce qui intrigue beaucoup les quelques enfants presents. Au bout d'un moment, ils osent venir nous voir, on parle un peu avec ceux qui comprennent l'anglais, et au bout d'un moment la mere d'une des filles demande si elle peut discuter avec Emilie. Elles commencent a parler, et rapidement, Emilie est attiree dans le compartiment voisin avec toutes les femmes, et elles la maquillent pour qu'elle ressemble a une femme mariee indienne. S'ensuivent de bonnes discussions, puis elles nous offrent le repas (un peu epice mais bon). On se quitte en arrivant a Haridwar, vers 23hh30. La gare offre un spectacle incroyable. Des milliers de pelerins dorment a meme le sol dans le batiment et sur le parking. On vient d'apprendre aue se tenait ici en Aout l'un des plus gros rassemblements Hindous du pays. On attrape un rickshaw pour nous emmener dans un hotel choisit dans le routard. Et la tout bascule... On arrive a l'hotel a 10 km de la ville, Emilie descend, va voir s'il y a de la place, le garde lui dit ok, elle revient, on prend les sacs, le rickshaw s'en va, et en arrivant devant la grille, le gardien nous dit en souriant que c'est plein... et bien marcher sur le bas cote de la route en pleine cambrousse pour trouver un hotel a minuit c'est pas ce qu'il y a de plus rassurant! Au bout d'une demie heure, on trouve un hotel, un peu glauque, accueil bizarre, mais c'est pas grave! Le lendemain, direction Haridwar pour trouver un hotel au bord des Ghats (ces marches qui descendent dans le Gange). On traverse le quartier des pelerins, ce qui nous impressionne pas mal, on est les seuls occidentaux au milieu de dizaines de milliers d'indiens, donc on se fait reluque correctement, surtout Emilie, mais on ne se sent jamais en danger. On trouve notre hotel, on s'installe, puis on profite de la vue avant de gouter a la cohue des petites rues. Nous sommes toujours regardes par tout le monde, meme souvent pris en photo. On n'avait pas vu de touristes depuis 36 heures, le coin n'a pas l'air frequente par les occidentaux en cette periode. Le sejour a Haridwar se finit entre la visite d'un temple au sommet d'une colline, et un peu de repos.

Depart le 8 pour Agra, toujours en train. Le voyage est plus calme que le precedent, principalement occupe par la sieste et la lecture. Arrivee a Agra le soir, et comme d'habitude recherche d'un hotel, mais cette fois compliquee par l'etat de sante d'Emilie, un peu fatiguee, victime de la chaleur et du manque de nourriture, et d'un debut de tourista. On trouve une chambre sympa pour 350 Roupies (environ 7 Euros) dans un hotel au coeur du quartier ancien, et qui possede un restaurqnt en terrasse avec vue plomgeante sur le Taj-Mahal. Des le lendemain matin 6h, on est poste devant l'entree du monument. On casse la tirelire pour se payer l'entree mais on ne peut pas passer a cote. C'est vraiment exceptionel. Tout est raffine, sculpte, mais les photos seront plus explicites! A noter tout de meme une anecdotede furieux; Emilie prenait une photo, je regarde a cote d'elle, et la, surprise... je reconnais la soeur et les parents de Fanny (temoin d'Emilie au mariage), des Riomois comme nous! Faut le faire quand meme, on aurait voulu se donner rendez-vous, on se serait rate!La suite de la journee est consacree a la visite du Red Fort, une enceinte gigantesque renfermant 8 palais, et a un peu de promenade, principalement pour trouver un reveil, le protable refusant de se charger, nous sommes en rade de communication telephonique, mais aussi de reveil-matin!

Nous partons dans quelques heures pour Benares. Il n'y a que 560Km, mais le voyage dure presque 13 heures. Heureusement qu'on a des couchettes! D'ici la, il nous faut trouver un peu de nourriture pour passer ce voyage.

Pour rassurer tout le monde, Emilie va mieux, plus de maux de ventre. Et pour ceux que ca interesse, moi ca va aussi!

Voila, je poste quelques photos si ca marche, nous avons trouve un cable!

Bises
PILOUEMILIE

dimanche 5 août 2007

PREMIERES IMPRESSIONS...

Apres une bonne nuit de galere a Roissy, et un premier vol avec une heure et demie de retard, nous sommes enfin arrives a Delhi hier soir. Le trajet pour l'hotel a ete rock'n'roll, on retrouve une sorte de conduite deja experimentee en Afrique, mais ca surprend toujours... Couche vers 2h du matin dans un semblant de lit, puis reveil a 6h30 par la pluie... la mousson, c'est pas rien, ca impressionne. Notre premiere journee a ete pas mal remplie, en passant les details, ca donne emviron 8 monuments visites, des rues arpentees, et surtout la decouverte d'un etat d'esprit. On cherchait le depaysement, on s'est pas gourre. Meme si les premieres sensations nous ont semblees moins violentes qu'en Afrique, la realite reprend vite le dessus. La misere est vraiment partout et a un point extremement eleve, mais la gemtillesse des Indiens permet de digerer un peu mieux tout ca. Tout le monde te parle, sans aggression, bien sur en essayant de te vendre un truc, mais ca fait partie du jeu. Les voyages en rickshaws sont sportifs, en se glissant entre pietons, voitures, velos et vaches... le tout dans un climat etouffant, pris entre la pollution, la chaleur et l'humidite, mais ca nous plait.
On vient de decouvrir un petit resto sur les toits, ou tu manges au calme des trucs sympas pour un peu plus d'un euro, ce qui nous permet de faire le break avec l'agitation de la rue de notre hotel. Elle s'appelle Main Bazard, et croyes nous, le nom n'est pas usurpe, vous compremdrez en voyant les videos. Ca grouille de partout...
Sur ce, on va aller se reposer un peu, demain dans l'apres midi, c'est depart en train pour Haridwar, um peu plus au calme, pres des sources du Gange. Il y aura des photos plus tard, j'ai oublie le cable de transfert, faudra trouver ca...
Sur ce, la bise...
PS: desole pour les accents et les probables fautes de frappe, les claviers Indiens (qwerty) c'est pas tout a fait ca...