Deja bien longtemps que nous n'avons pas donne de nouvelles, et pourtant, on en a des choses a raconter! Le probleme, c'est que la ville ou nous sommes en ce moment n'abrite qu'un seul point internet (ou nous sommes en ce moment), et que les moyens techniques laissent vraiment a desirer...J'avais commence la redaction d'un post pour vous raconter un peu ce qui s'est passe depuis 5 jours, mais l'ordinateur a coupe et tout est perdu. Je vais donc me contenter du minimum, d'autant que l'on ne peut pas mettre les photos sur ce PC...
Donc en bref, le vol Calcutta-Chennai s'est bien passe, je ne suis plus trop malade (apres consultation chez un medecin quand-meme), Emilie va tres bien, nous avons passe des moments extras avec Pascal (il va bien aussi) et nous sommes actuellement a Tanjore. Depart prevu demain pour Madurai, ou l'on essayera de mettre un peu plus de nouvelles, de photos et de videos. Mais pour nos mamans, ne vous inquietez pas, on va tres bien!
Je m'arrete la avant que ca ne coupe encore.
La bise.
PILOUEMILIE.
samedi 18 août 2007
mardi 14 août 2007
2 JOURS A CALCUTTA
L'escale a Benares s'est terminee tranquillement, ou plutot sans grande surprise, car le calme a Benares est quelquechose de bien rare. Il est d'ailleurs plutot "amusant' de voir comment les Indiens vivent leurs villes saintes, et comment nous vivons les notres. Essayez un peu de mettre la musique a fond, de chanter, ou de danser au Vatican, vous verrez comment vous allez etre recus! Et pourtant ici, tout se passe comme ca, tout est vivant. Comme quoi bruyant ne rime pas forcement avec irrespectueux...
Je disais donc escale terminee tranquillement dans le sens ou nos activites sont restees vraiment sommaires. Quelques achats sur le marche, mais je ne vais pas dire quoi, beaucoup sont des cadeaux. L'occasion de rendre encore un peu plus compte de la difference des negociations entre ici et l'Afrique. Sur les marches Africains, les vendeurs sont beaucoup plus aggressifs (dans le sens commercial du terme, ils ne sont en aucun cas violents), et une fois que tu as jete un oeil, c'est une sorte de jeu qui commence, et qui ne peut se finir que par la conclusion de la transaction. Ici, au debut, le vendeur nous donnait son prix, puis on donnait le notre (environ 4 a 5 fois moindre bien entendu), il nous disait non, donc on partait en se disant qu'il reviendrait nous chercher, mais rien! Donc on s'est retrouve quelques fois le bec dans l'eau, car dans ce cas la, tu ne peux pas y retourner, ou alors il va savoir que tu le veux vraiment son objet, et tu vas morfler! Donc on commence a prendre le coup, on se poste chacun devant des boutiques voisines, on negocie le prix pour la meme chose en se criant dans la rue ce que l'on obtient. Vu qu'ils vendent tous la meme chose, c'est pas mal pour faire jouer la concurrence, sachant que meme si nous estimons faire une affaire, nous sommes conscients de rester de beaux pigeons pour eux. Mais c'est gagnant-gagnant, ils gagnent un peu d'argent, et on a l'impression d'avoir gagne nous aussi!
Je disais donc escale terminee tranquillement dans le sens ou nos activites sont restees vraiment sommaires. Quelques achats sur le marche, mais je ne vais pas dire quoi, beaucoup sont des cadeaux. L'occasion de rendre encore un peu plus compte de la difference des negociations entre ici et l'Afrique. Sur les marches Africains, les vendeurs sont beaucoup plus aggressifs (dans le sens commercial du terme, ils ne sont en aucun cas violents), et une fois que tu as jete un oeil, c'est une sorte de jeu qui commence, et qui ne peut se finir que par la conclusion de la transaction. Ici, au debut, le vendeur nous donnait son prix, puis on donnait le notre (environ 4 a 5 fois moindre bien entendu), il nous disait non, donc on partait en se disant qu'il reviendrait nous chercher, mais rien! Donc on s'est retrouve quelques fois le bec dans l'eau, car dans ce cas la, tu ne peux pas y retourner, ou alors il va savoir que tu le veux vraiment son objet, et tu vas morfler! Donc on commence a prendre le coup, on se poste chacun devant des boutiques voisines, on negocie le prix pour la meme chose en se criant dans la rue ce que l'on obtient. Vu qu'ils vendent tous la meme chose, c'est pas mal pour faire jouer la concurrence, sachant que meme si nous estimons faire une affaire, nous sommes conscients de rester de beaux pigeons pour eux. Mais c'est gagnant-gagnant, ils gagnent un peu d'argent, et on a l'impression d'avoir gagne nous aussi!

Apres cette petite session achats, nous nous en retournons a l'hotel pour se poser un peu et tenir a jour notre journal de bord, riche de bientot 40 pages. Et la, nous goutons a toute la splendeur et la violence de la mousson. En 10 minutes, nous passons d'un endroit calme et reposant avec vue directe sur le Gange a un endroit sombre, ou l'on ne voit pas a 20 metres, et rince par des trombes d'eau. Je revais d'un peu de pluie pour nous raffraichir, mais en fait, il n'en fut rien! L'eau est chaude! Et quand je dis chaude, je ne veux pas dire agreable comme une pluie d'ete chez nous, je veux vraiment dire chaude! Quant au taux d'humidite, je pensais qu'on etait arrive au maximum depuis un moment, et bien non! Donc fin de journee sur la partie abritee de la terrasse, ou nous mangeons sous une sorte de festival de lezards. La pluie empeche les moucherons de voler, ils se mettent donc a l'abri, les lezards ont faim, donc il se collent sur les plafonds des terrasses abritees ou volent desormais lesdits moucherons. CQFD. C'est plutot marrant. Il faut s'y habituer, mais ces lezards sont rigolos. Plus gros que les notres, mais rigolos. Et surtout sans danger. Apres un bon petit repas (dont le prix moyen pour 2 personnes, avec boissons, tourne autour de 2 Euros), nous allons au lit. Je vous fais grace des eternels problemes d'endormissement, des troubles sonores matinaux ainsi que des coupures de courant repetees. Donc vers 8h, debout, et tout de suite, quelque chose me gene; j'ai mal a la gorge... Pas grave, on repart, nouveaux achats, ballade, puis on passe chez Barou pou le saluer et le remercier.
Cette rencontre aura vraiment marque notre voyage. Nous nous dirigeons ensuite vers la gare en rickshaw. Nous commencons a avoir quelques habitudes dans les gares, ou nous nous sommes vite rendus compte qu'il ne falait pas hesiter a se renseigner, et on fait bien. Notre train est prevu a 18h quai n*6, mais le prepose a qui nous nous adressons nous dit que ce n'est peut-etre pas definitif. Dix minutes avant l'arrivee du train, nous retournons nous renseigner, et en effet, le train a subitement change de quai! Nous montons dans notre wagon, et comme d'habitude, il ya des gens a notre place, ou du moins trop de gens pour pas assez de place, les couchettes n'etant pas depliees au depart du train. On commence a pester en Francais, d'autant que nous n'avons plus de place pour poser nos sacs, et il est hors de question de dormir avec eux. J'ai deja assez de mal a dormir avec moi dans l'etroitesse des couchettes (fais gaffe MereGeouille, je t'entends deja soumettre l'idee que le probleme ne viendrait pas de l'etroitesse des couchettes mais plutot de ma largeur, et ca ne me plait que moyennement...).! On finit par s'arranger, et aller se coucher, mais encore une fois, nuit difficile. Mes pieds ne depassent plus, mais le voisin ronfle a un niveau sonore digne des plus grands concerts de rock, et les mecs sous nos couchettes n'arretent pas de s'engueuler. La trime! Encore une nuit rude...
Cette rencontre aura vraiment marque notre voyage. Nous nous dirigeons ensuite vers la gare en rickshaw. Nous commencons a avoir quelques habitudes dans les gares, ou nous nous sommes vite rendus compte qu'il ne falait pas hesiter a se renseigner, et on fait bien. Notre train est prevu a 18h quai n*6, mais le prepose a qui nous nous adressons nous dit que ce n'est peut-etre pas definitif. Dix minutes avant l'arrivee du train, nous retournons nous renseigner, et en effet, le train a subitement change de quai! Nous montons dans notre wagon, et comme d'habitude, il ya des gens a notre place, ou du moins trop de gens pour pas assez de place, les couchettes n'etant pas depliees au depart du train. On commence a pester en Francais, d'autant que nous n'avons plus de place pour poser nos sacs, et il est hors de question de dormir avec eux. J'ai deja assez de mal a dormir avec moi dans l'etroitesse des couchettes (fais gaffe MereGeouille, je t'entends deja soumettre l'idee que le probleme ne viendrait pas de l'etroitesse des couchettes mais plutot de ma largeur, et ca ne me plait que moyennement...).! On finit par s'arranger, et aller se coucher, mais encore une fois, nuit difficile. Mes pieds ne depassent plus, mais le voisin ronfle a un niveau sonore digne des plus grands concerts de rock, et les mecs sous nos couchettes n'arretent pas de s'engueuler. La trime! Encore une nuit rude...
Au petit matin, nous sommes face a 2 chose. La premiere, c'est Calcutta, ce qui parait logique, vu que c'etait notre destination. La deuxieme, c'est que je suis vraiment malade, ce qui parait moins logique, car chopper la creve ici, on n'y avait penser! On a des medicaments contre tout, sauf contre ca! Et autant vous dire que je passe un peu pour un con, la seule chose que j'ai pour me proteger la gorge, c'est un tour de cou en polaire! Un peu chaud l'affaire. Calcutta s'annonce donc difficile physiquement pour moi, et moralement pour Emilie, parceque je crois que je suis un petit peu chiant quand je suis malade (c'est ce qu'elle dit...). Donc on arrive a la gare, et tu es plonge direct dans l'ambiance. Howra, la gare de Calcutta, est la plus grande d'Asie. Deja que c'est le borbel dans les petites, alors je vous laisse imaginer ici! Il y a meme des voitures qui circulent a l'interieur, sur les quais. Une maree humaine, une sorte de vague qui nous porte, si bien que l'on sort de la gare sans vraiment savoir ou on est, et pourquoi on est sorti la. On rerentre donc, et on trouve enfin notre chemin, a savoir un bateau qui doit nous emmener de l'autre cote de la riviere. Le petit trajet d'une dizaine de minutes est sympa, avec une belle vue sur le pont de la ville, malheureusement interdit a photographier... Une fois arrive, c'est encore la meme chose, taxi, puis on sillone les rues pour trouver un hotel. C'est fait relativement rapidement, et nous sommes plutot contents. Une chambre au Gulistan pour 350Rs, avec tele, douche et tout, la plus "luxueuse" depuis notre arrivee. On sort ensuite pour visiter un peu, a commencer par le Musee National. C'est franchement pas terrible, le plus interressant etant le batiment en lui meme (j'exagere, la collection de statues en bronze et quand meme pas mal), donc on en fait le tour en 1 heure. Direction petit resto, puis on se ballade dans les rues et sur le marche. On ne sait pas si c'est le manque d'envie, ou le fait que nous venons de visiter 4 villes super avant celle la, mais Calcutta nous
semble bien moins interressante, mis a part l'attrait aue peut presenter la vue des rickshaws pullers, ces hommes qui tractent leurs clients a bout de bras sur leur cariolle. De toutes facons, nous n'y restons que 2 jours. Demain, direction l'aeroport pour un depart a 17h direction Chennai dans le sud. On nous a dit que c'etait plus calme la-bas. Et si tout va bien, dans 4 jours, on verra le Pascal pour le week-end.
semble bien moins interressante, mis a part l'attrait aue peut presenter la vue des rickshaws pullers, ces hommes qui tractent leurs clients a bout de bras sur leur cariolle. De toutes facons, nous n'y restons que 2 jours. Demain, direction l'aeroport pour un depart a 17h direction Chennai dans le sud. On nous a dit que c'etait plus calme la-bas. Et si tout va bien, dans 4 jours, on verra le Pascal pour le week-end.Desole si ce recit vous semble un peu long, j'essaye d'aller a l'essentiel autant que possible, mais c'est tellement riche en experiences! Il nous restera bien des anecdotes a vous raconter en rentrant...
dimanche 12 août 2007
SE PERDRE A BENARES...
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Voila, l'etape Agra est passee. La transition ne s'est pas faite sans mal jusqu'a Benares. Je vous parlais des 13 heures de train, mais c'etait sans compter sur les 5 heures de retard au depart...la compagnie des trains Indienne nous ferait presque regretter la SNCF! Donc apres une longue
attente a la gare, nous montons enfin dans notre train de nuit direction Benares. Le hasard a fait que nous avons partage notre compartiment avec 4 francais, mais pas vraiment le temps de parler avec eux, la fatigue s'est fait sentir rapidement. Le probleme, c'est que la facon de dormir dans ces trains reste pour moi une enigme. Pour Emilie ca va, ceux qui la connaisse savent bien qu'elle a cette formidable capacite a sombrer en moins de 2 minutes, et ce n'importe ou. Pour moi, ca se complique. Entre le vieux d'en face qui ronfle et les vendeurs qui te reveillent en pleine nuit pour savoir si tu veux manger c'est pas evident. En plus, les Indiens ne sont pas de tres grande taille, et ils ont concu les couchettes de train a leur image. Bien que je ne sois pas un geant, mes pieds depassent de 10cm dans l'allee, et les passants ne jugent pas utile de m'eviter. Mais bon, passons... Arrivee a Benares vers 8h30 du matin Samedi, et comme d'habitude, le balais des rickshaws qui te harcellent pour t'emmener. On s'eloigne un peu, on en choisi un, et lui demandons de nous emmener au ghat
Manikarnika ou nous avons repere un hotel dans le guide. Il nous pose au bout d'un moment en nous disant que ce n'est qu'a quelques metres. On y va, on demande, on avance, on redemande, puis on se rend compte qu'il nous a laisse a l'entree du chowk, le marche de la vieille ville. Nous aimons ce genre d'endroit, tres animes, grouillant de tous cotes, mais pas des le matin avec 20 kilos de sacs sur le dos, une chaleur d'enfer, et sans savoir ou dormir. Du coup, de demande de renseignements en demandes de renseignements, on trouve notre ghat et notre hotel apres une heure et quart de marche. On prend une chambre sans grand charme et limite propre, mais vu notre etat, on ne pouvais plus reflechir. De plus, le prix est relativement correct, a 200 Roupies la chambre, soit 4 Euros. Petite sieste, puis vers midi, on repart dans l'autre sens pour gagner les ghats principaux, et essayer de trouver Barou, un contact indien qui nous avait ete donne en France. Il faut repasser par le chowk pour aller sur ces ghats, le niveau du Gange etant haut en cette saison, et si se perdre est le meilleur moyen de connaitre un endroit,
alors nous connaissons bien le chowk. C'est un veritable dedalle de ruelles, larges d'a peine 2 metres, sombres, bruyantes et odorantes, ou se bousculent pietons et cyclos, en essayant de slalomer emtre les vaches (par centaines) et les bouses (par milliers). C'est vraiment une ambiance irreelle. Tu as l'impression de ne rien choisir, d'etre porte par la foule quand tu restes dans les arteres principales. C'est impressionant, mais jamais effrayant. Au bout de quelques temps, nous trouvons enfin le Dasashwamedha ghat ou doit etre Barou. On demande, il n'est pas la, mais son neveu nous conduit au travers de petites ruelles jusqu'a sa maison (en fait une seule piece au fond d'une cours). Il nous recoit avec sa femme et son fils, n
ous montre des photos de lui et nos contacts francais (merci Giselle et Daniel), nous offre le traditionnel tchai (the au lait), puis nous emmene nous ballader un peu. Nous separons ensuite en se donnant rendez vous a 18h pour qu'il nous emmene en bateau sur le Gange voir d'autres ghats plus en amont, avant de redescendre voir la Puja, ceremonie d'ofrande et de celebration au fleuve. Les autres ghats sont interressants, avec notament des anciens palais de Maharadjas au bord de l'eau, mais aussi le ghat de la cremation. En fait, pour mettre fin au cycle interminable de reincarnations, un hindou doit mourrir a Benares, et y etre incinere. Deux sites sont donc consacres a ces cremations, et on dit ici que le feu ne s'est jamais eteint depuis des milliers d'annees. Nous nous rendrons compte plus tard qu'effectivement, les ceremonies ont lieu 24h/24. Nous redescendons sur les Mains Ghats pour la Puja, et la, c'est vraimen
t un autre monde. Cinq brahmanes celebrent le fleuve au son de la musique et des chants traditionels, en lui faisant des offrandes, et en officiant devant des centaines de personnes, aussi bien sur les berges que dans les bateaux (notre cas). L'ambiance est a la fois festive et mystique, c'est vraiment un spectacle sans pareil. Vers 21h30, Barou nous ramene a notre hotel en bateau, heureusement, car le chowk la nuit, faut vraiment un GPS. Nous accostons juste a cote des brasiers de cremations. Ils ont ici un rapport a la mort qui est bien different au notre. Les cadavres sont juste entoures d'un drap, mais pas caches. Tout se fait en exterieur, a la vue de tous. Les corps sont amenes jusqu'a ces ghats a pieds, par la rue. Mais ici c'est comme ca, c'est bizarre au debut, mais c'est comme ca!
attente a la gare, nous montons enfin dans notre train de nuit direction Benares. Le hasard a fait que nous avons partage notre compartiment avec 4 francais, mais pas vraiment le temps de parler avec eux, la fatigue s'est fait sentir rapidement. Le probleme, c'est que la facon de dormir dans ces trains reste pour moi une enigme. Pour Emilie ca va, ceux qui la connaisse savent bien qu'elle a cette formidable capacite a sombrer en moins de 2 minutes, et ce n'importe ou. Pour moi, ca se complique. Entre le vieux d'en face qui ronfle et les vendeurs qui te reveillent en pleine nuit pour savoir si tu veux manger c'est pas evident. En plus, les Indiens ne sont pas de tres grande taille, et ils ont concu les couchettes de train a leur image. Bien que je ne sois pas un geant, mes pieds depassent de 10cm dans l'allee, et les passants ne jugent pas utile de m'eviter. Mais bon, passons... Arrivee a Benares vers 8h30 du matin Samedi, et comme d'habitude, le balais des rickshaws qui te harcellent pour t'emmener. On s'eloigne un peu, on en choisi un, et lui demandons de nous emmener au ghat
Manikarnika ou nous avons repere un hotel dans le guide. Il nous pose au bout d'un moment en nous disant que ce n'est qu'a quelques metres. On y va, on demande, on avance, on redemande, puis on se rend compte qu'il nous a laisse a l'entree du chowk, le marche de la vieille ville. Nous aimons ce genre d'endroit, tres animes, grouillant de tous cotes, mais pas des le matin avec 20 kilos de sacs sur le dos, une chaleur d'enfer, et sans savoir ou dormir. Du coup, de demande de renseignements en demandes de renseignements, on trouve notre ghat et notre hotel apres une heure et quart de marche. On prend une chambre sans grand charme et limite propre, mais vu notre etat, on ne pouvais plus reflechir. De plus, le prix est relativement correct, a 200 Roupies la chambre, soit 4 Euros. Petite sieste, puis vers midi, on repart dans l'autre sens pour gagner les ghats principaux, et essayer de trouver Barou, un contact indien qui nous avait ete donne en France. Il faut repasser par le chowk pour aller sur ces ghats, le niveau du Gange etant haut en cette saison, et si se perdre est le meilleur moyen de connaitre un endroit,
alors nous connaissons bien le chowk. C'est un veritable dedalle de ruelles, larges d'a peine 2 metres, sombres, bruyantes et odorantes, ou se bousculent pietons et cyclos, en essayant de slalomer emtre les vaches (par centaines) et les bouses (par milliers). C'est vraiment une ambiance irreelle. Tu as l'impression de ne rien choisir, d'etre porte par la foule quand tu restes dans les arteres principales. C'est impressionant, mais jamais effrayant. Au bout de quelques temps, nous trouvons enfin le Dasashwamedha ghat ou doit etre Barou. On demande, il n'est pas la, mais son neveu nous conduit au travers de petites ruelles jusqu'a sa maison (en fait une seule piece au fond d'une cours). Il nous recoit avec sa femme et son fils, n
ous montre des photos de lui et nos contacts francais (merci Giselle et Daniel), nous offre le traditionnel tchai (the au lait), puis nous emmene nous ballader un peu. Nous separons ensuite en se donnant rendez vous a 18h pour qu'il nous emmene en bateau sur le Gange voir d'autres ghats plus en amont, avant de redescendre voir la Puja, ceremonie d'ofrande et de celebration au fleuve. Les autres ghats sont interressants, avec notament des anciens palais de Maharadjas au bord de l'eau, mais aussi le ghat de la cremation. En fait, pour mettre fin au cycle interminable de reincarnations, un hindou doit mourrir a Benares, et y etre incinere. Deux sites sont donc consacres a ces cremations, et on dit ici que le feu ne s'est jamais eteint depuis des milliers d'annees. Nous nous rendrons compte plus tard qu'effectivement, les ceremonies ont lieu 24h/24. Nous redescendons sur les Mains Ghats pour la Puja, et la, c'est vraimen
t un autre monde. Cinq brahmanes celebrent le fleuve au son de la musique et des chants traditionels, en lui faisant des offrandes, et en officiant devant des centaines de personnes, aussi bien sur les berges que dans les bateaux (notre cas). L'ambiance est a la fois festive et mystique, c'est vraiment un spectacle sans pareil. Vers 21h30, Barou nous ramene a notre hotel en bateau, heureusement, car le chowk la nuit, faut vraiment un GPS. Nous accostons juste a cote des brasiers de cremations. Ils ont ici un rapport a la mort qui est bien different au notre. Les cadavres sont juste entoures d'un drap, mais pas caches. Tout se fait en exterieur, a la vue de tous. Les corps sont amenes jusqu'a ces ghats a pieds, par la rue. Mais ici c'est comme ca, c'est bizarre au debut, mais c'est comme ca!La nuit a ete encore une fois rude, l'electricite etant ici une denree sporadique. (ca nous ferait presque regrette EDF Roland...) Le ventilo s'arrete donc souvent, entrainant une sudation rapide et intense sans meme bouger une paupiere. En plus, l'eau coule quand elle veut ici. Au matin, c'est decide, on change d'hotel. En attendant, c'est reveil a 5h, traversee du chowk (on se repere mieux) et on repare avec Barou pour les ablutions du matin vues depuis le fleuve. Le spectacle est vraiment interessant, j'ai envie de dire comme a la tele, dans les reportages de l'apres-midi sur France 5! On prend quelques photos, mais on se sent genes de rentrer ainsi dans l'intimite des gens, meme s'ils ont l'air habitue.
Fin de ballade, on va chercher nos affaires avec Barou pour aller dans notre nouvel hotel, ou les chambres sont toujours sordides, mais la terrasse du restaurant a une vue imprenable sur le Gange et ses lavandieres. Apres l'installation, petite sieste sans reussite (pas d'electricite donc pas de ventilo la journee apparement), puis on retourne parcourir le marche. On fait nos premiers achats, rien de bien grand, quelques souvenirs, avant de retourner finir l'apres midi pres des ghats.
Fin de ballade, on va chercher nos affaires avec Barou pour aller dans notre nouvel hotel, ou les chambres sont toujours sordides, mais la terrasse du restaurant a une vue imprenable sur le Gange et ses lavandieres. Apres l'installation, petite sieste sans reussite (pas d'electricite donc pas de ventilo la journee apparement), puis on retourne parcourir le marche. On fait nos premiers achats, rien de bien grand, quelques souvenirs, avant de retourner finir l'apres midi pres des ghats.Merci pour tous les commentaires, ca fait plaisir de voir qu'on pense a nous en France. Et surtout un merci tout paticulier a Gisele et Daniel pour le contact de Barou. Il no
us a fait decouvrir la ville sous un aspect different, et c'est vraiment une personne extra. Nous lui avons remis votre cadeau.
us a fait decouvrir la ville sous un aspect different, et c'est vraiment une personne extra. Nous lui avons remis votre cadeau.
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