Pas evident de poster des photos, ca fait maintenant 1heure30 qu'on lutte avec les problemes techniques... donc aujourd'hui, pas grand texte, mais quelques photos, et une video (connexion trop lente, je renonce). Nous posterons plein de videos des notre retour en France, et a l'ADSL.
En vitesse; ici tout se passe bien. Nous avons bien fini notre sejour a Cochin, il y a plein de choses a vous raconter, mais vous le saurez dans 2 jours, quand nous serons a Mysore et prendrons un peu plus de temps pour ecrire. Apres Cochin, ca a ete un peu la galere, mais nous sommes aujourd'hui a Ooty. Ca nous change un peu. La ville est a 2300 metres d'altitudes, donc on a du ressortir un peu les vetements chauds, relegues au fond du sac depuis un moment! Tout se passe bien, on ne sait pas encore trop ce que l'on fait demain, mais on a une petite idee (a base d'elephants, je ne vous en dis pas plus).
Merci encore pour les commentaires, Meregouille tu te dechaines... alors on va essayer de ramener quelques recettes pour te faire gouter les plats d'ici.
Bises a tous.
PILOUEMILIE.
LA VIDEO:
http://www.youtube.com/watch?v=Pd4DkeB4d1Q
LES PHOTOS;
http://www.flickr.com/photos/31347976@N00/?saved=1
samedi 25 août 2007
jeudi 23 août 2007
LE KERALA
Mauvaise nouvelle, pas de photos ni de videos aujourd'hui, pourtant, ca valait le coup... Probleme de materiel independant de notre volonte...Nous essayerons demain...Desole...Mais recit quand-meme...
Meme si je donne des nouvelles assez regulierement, j'ai a chaque fois l'impression d'en oublier enormement, et chaque nouveau post, je me dis que je vais en avoir pour des heures a vous raconter ce que nous vivons. Je vais essayer d'aller a l'essentiel, meme si ce n'est pas facile. Les details comptent autant que les grandes lignes, mais je vais me retenir.
Tout d'abord, je vais prendre le temps de repondre a certains commentaires. Visiblement, l'episode "Tornado" a marque les esprits. Malheureusement, comme certains le suggerent, je ne pourrais pas le ramener. A choisir, nous ramenerions d'ailleurs une Enfield. Sans denigrer Tornado, c'est autrement la classe. En plus, le permis moto s'achete pour 20 Euros ici (je vois d'ici les raleurs qui vont me demander si je me suis renseigne concernant les tarifs du permis auto...) Et d'autre part, je vais faire taire les rumeurs concernant mon etat d'ebriete au guidon, ou ma non-capacite a m'adapter a la conduite a gauche (quoi que je ne suis guere habitue a celle a droite, mais bon...): c'est peu evident sur les videos, mais les routes sont parsemees de ralentisseurs, c'est ce qui me pousse a preferer rouler sur le bas-cotes. Tout est demesure ici, alors je vous laisse imaginer la taille desdits ralentisseurs. A deux (dont moi surtout) sur l'engin, plus les sacs, ca touche en bas, donc mieux vaut eviter et donc se derouter. CQFD.
D'autres commentaires sont d'ordre plus "serieux", si tant est que Tornado ne le soit pas. C'est vrai que nous parlons beaucoup de notre vie ici, et tres peu de celle des Indiens, qui etait, outre la beaute du pays, la raison principale de notre voyage. Beaucoup de personnes nous disent que ce voyage fait rever, et nous le pensons aussi, mais l'Inde, ce n'est pas que ca. Meme si les passages qui vont etre relates plus bas nous ont fait vivre des moments inoubliables, la vie ici est qund-meme un peu rude. Je ne parle pas du climat auquel nous touristes avons beaucoup de mal a nous accomoder, ni de la fatigue inerante au rythme de notre voyage. On peut dire que la misere est presente partout ici. A chaque coin de rue, des mendiants. Des personnes mutilees par centaines, avec des membres amputes, des malformations, des maladies de peau... Sans compter les enfants qui te tendent la main en te demandant 10 Roupies ou a manger, parfois pendant 10 minutes accroches a ton bras. C'est assez dur a vivre, mais je prefere tout de meme etre a ma place qu'a la leur. Les problemes de conscience se posent forcement. D'un cote, tu as envie de donner, mais tu ne peux pas donner a tout le monde. D'autre part, beaucoup de gamins mendient pour le compte d'autres personnes, et si tu donne a un petit, il risque de se faire tabasser par des plus grands qui veulent leur voler leur gain. Donc il nous est arrive de donner, mais je vous avoue que c'est quand meme rare. Je ne pense pas que ce soit une question d'egoisme, mais c'est comme ca. En Afrique, les adultes nous disaient de ne pas donner aux enfants pour ne pas les habituer a mendier, et les complaire dans cette situation. C'est quelque chose que nous ressentons ici aussi. D'autant que les Indiens nous donnent vraiment l'impression de vouloir s'en sortir, d'evoluer socialement. Il y a partout des pubs pour des ecoles, des formations, et ils travaillent enormement. Pas de 35 heures ici! ... Je vais m'arreter la en ce qui concerne leur mode de vie, ce sera plus vivant et interressant de vous en parler de vive voix. J'espere avoir repondu a certaines interrogations.
J'avais pourtant dit que j'allais etre bref...je reprends le cours de notre voyage...
MADURAI:
Le plus gros a deja ete dit. Nous avons juste recupere nos affaires chez le tailleur, et tellement contents du travail effectue, nous avons voulu passer une autre commande. Mais malheureusement, et comme souvent ici, il nous a pris pour un portefeuille ambulant. Les negociations ont dure, mais rien au bout du compte, si ce n'est une grosse colere de ma part apres le patron. Apres un dernier repas, nous partons pour la gare, attendre notre train. Cette fois, nous voyageons en classe Sleeper, un peu inferieure a la 3A habituelle. Pas de clim, mais de gros ventilos qui soufflent a 20 cm de nos tetes (nous avons reussi a recuperer les 2 banquettes du haut), et de bonnes vieilles couchettes en skai raides comme la justice. Mais bon, pour une nuit, et en train de sucroit, ca ira bien.
ARRIVEE DANS LE KERALA:
Au matin, nous nous reveillons et prenons place sur des sieges pres des fenetres, pour profiter un peu des paysages qui s'offrent a nous. Des cocotiers a perte de vue, et nous retrouvons l'atmosphere cotiere. Cette fois-ci, il s'agit de la mer d'Oman. Le train roule a une vitesse d'escargot, donc nous avons bien le temps de nous en impregner. Vers 9h30, arrivee a Quilon. Nous sautons dans un rickshaw pour gagner l'embarcadere. Nous devons etre ce soir a Allepey, et 2 choix s'offrent a nous. Le premier, y aller en bus en 2h30, pour une somme modique, le second, prendre un bateau et naviguer sur les backwaters (des canaux naturels sillonant la region) sur 80 Km. Ca dure 8 heures et ca coute plus chers, mais l'experience nous semble sympa. Nous embarquons donc sous une pluie fine, et nous installons sur le pont superieur. Rapidement, la pluie fine se transforme en bonne pluie de mousson, mais bon, c'est agreable la-haut, donc nous enfilons les ponchos, et prenons une douche en plein air. La vue est superbe. Des petits villages sur les berges, des scenes de vie typiques, tout y est. Apres une petite pause dejeuner dans une gargote au bord de l'eau avec repas servi sur feuille de bananier, nous repartons. A ce propos, dans ces restos, et dans bien d'autres, il n'y a pas de couverts, il faut manger avec les mains. Nous commencons a y trouver un certain plaisir et a developper une certaine dexterite. Il faut dire qu'au debut, ce n'est pas facile. Ici, la main gauche est impure, donc elle ne doit pas toucher les aliments. Essayer donc de couper des Nans ou de manger un poulet en sauce chaud avec une seule main, c'est le meilleur moyen de tester l'efficacite de votre lessive...
ALLEPEY:
Aux alentours de 18h, nous debarquons a Allepey. Bien entendu, des representants d'hotels sont presents pour rabattre le touriste, mais nous nous faufilons jusqu'a la guest house de notre choix. Petit tour de la ville, et nous nous mettons rapidement a la recherche d'un Houseboat (bateau typique sur lequel on parcourt les backwaters, et sur lequel on passe la nuit) pour demain. Des personnes dans la rue nous proposent ce que l'on cherche a un prix tres bas, mais nous n'avons que peu confiance, et preferons negocier ca directement avec le patron de l'hotel, qui comme tout le monde ici organise des ballades a bord de ces joyaux flottants. Le prix est fixe, 3000 Roupies soit environ 60 Euros. C'est de loin notre plus gros investissement depuis le debut du voyage. On vient de craquer le budget de 4 jours en 30 secondes, mais il faut avouer que l'on en revait, et que ce ne sont pas simplement de petits bateaux typiques... Vous verrez bien. Apres un repas au resto d'a cote, ou je mange un chicken masala qui restera dans ma memoire comme le plat le plus epice que j'ai mange de ma vie, nous allons nous coucher.
UNE JOURNEE DE REVE...
Le matin, apres un petit saut sur la plage histoire de dire que l'on a trempe les pieds dans la mer d'Oman, et un petit tour en ville, nous rentrons a l'hotel. Allepey est surnommee la petite Venise Indienne, rapport aux canaux qui la parcourent, mais c'est bien le seul attrait de cet endroit. La ville n'a rien d'exceptionnel en soit, elle est surtout le point de depart privilegie pour les houseboat. A 11h30, nous nous rendons en rickshaw sur les berges des backwaters pour embarquer. A la vue de tous ces bateuax alignes, nous n'osons rever que le notre sera aussi majestueux de peur d'etre decus. Mais nous n'aurions pas du! C'est incroyable! Il faut le voir pour le croire. 24 heures sur ce bateau en amoureux, ca va le faire. Trois personnes sont a bord egalement, le pilote (bien entendu) et 2 cuisiniers rien que pour nous. Je ne sais meme pas quoi vous dire tellement ce voyage a ete merveilleux. J'en ai ecrit presque 8 pages dans le journal, alors je ne pense pas pouvoir le resumer ici. Des paysages de fou, un calme de dingue, en gros, la classe pendant 24 heures! Ca fait du bien de se poser un peu. Le soir venu, nous acostons au bord de rizieres. Nous decidons alors d'aller nous ballader a bord d'une pirogue sur les canaux plus petits au coeur d'un village. Encore une fois, tellement plaisant que difficilement racontable. Se retrouver a pagayer sur un petit cours d'eau dans un village a la tombee de la nuit, plutot marquant comme souvenir. De retour a bord, nous mangeons (avec des couverts cette fois) puis allons rapidement nous coucher, berces par les flots.
Au matin, petit dejeuner a bord, puis doucement, nous repartons vers Allepey. Ces 24 heures ont vriament ete inoubliables, un peu decallees par rapport au reste du voyage, mais ca fait du bien. Je ne pense pas que l'on ait pu se sentir mieux...
DEPART POUR COCHIN:
Une fois revenus sur la terre ferme, direction la gare routiere. Nous prenons un bus pour Cochin, a une heure et demie de la. La temperature est assez elevee aujourd'hui, mais le bus presente cet avantage que sans porte et avec les fenetres ouvertes, c'est aere. Une fois notre hotel choisi, nous nous dirigeons vers la gare, pour reserver notre billet pour Ooty. Et la, la tuile, plus de place...et c'est un peu la galere pour y aller en bus. En plus, nous voulions prendre un petit train a vapeur, qui nous emmene de Coimbatore dans la vallee a Ooty, a plus de 2000 metres. Ca risque donc d'etre un peu tendu. A l'heure actuelle, on ne sait pas encore bien ce que l'on va faire demain. Par contre ce soir, si tout va bien, nous allons assister a un spectacle de Kathakali, danses et mimes traditionnels. Si vous etes sages, il y aura des videos...
D'ici la portez-vous bien. Merci encore pour les commentaires, nous prenons tuojours autant de plaisir a les lire.
La bise.
PILOUEMILIE.
Meme si je donne des nouvelles assez regulierement, j'ai a chaque fois l'impression d'en oublier enormement, et chaque nouveau post, je me dis que je vais en avoir pour des heures a vous raconter ce que nous vivons. Je vais essayer d'aller a l'essentiel, meme si ce n'est pas facile. Les details comptent autant que les grandes lignes, mais je vais me retenir.
Tout d'abord, je vais prendre le temps de repondre a certains commentaires. Visiblement, l'episode "Tornado" a marque les esprits. Malheureusement, comme certains le suggerent, je ne pourrais pas le ramener. A choisir, nous ramenerions d'ailleurs une Enfield. Sans denigrer Tornado, c'est autrement la classe. En plus, le permis moto s'achete pour 20 Euros ici (je vois d'ici les raleurs qui vont me demander si je me suis renseigne concernant les tarifs du permis auto...) Et d'autre part, je vais faire taire les rumeurs concernant mon etat d'ebriete au guidon, ou ma non-capacite a m'adapter a la conduite a gauche (quoi que je ne suis guere habitue a celle a droite, mais bon...): c'est peu evident sur les videos, mais les routes sont parsemees de ralentisseurs, c'est ce qui me pousse a preferer rouler sur le bas-cotes. Tout est demesure ici, alors je vous laisse imaginer la taille desdits ralentisseurs. A deux (dont moi surtout) sur l'engin, plus les sacs, ca touche en bas, donc mieux vaut eviter et donc se derouter. CQFD.
D'autres commentaires sont d'ordre plus "serieux", si tant est que Tornado ne le soit pas. C'est vrai que nous parlons beaucoup de notre vie ici, et tres peu de celle des Indiens, qui etait, outre la beaute du pays, la raison principale de notre voyage. Beaucoup de personnes nous disent que ce voyage fait rever, et nous le pensons aussi, mais l'Inde, ce n'est pas que ca. Meme si les passages qui vont etre relates plus bas nous ont fait vivre des moments inoubliables, la vie ici est qund-meme un peu rude. Je ne parle pas du climat auquel nous touristes avons beaucoup de mal a nous accomoder, ni de la fatigue inerante au rythme de notre voyage. On peut dire que la misere est presente partout ici. A chaque coin de rue, des mendiants. Des personnes mutilees par centaines, avec des membres amputes, des malformations, des maladies de peau... Sans compter les enfants qui te tendent la main en te demandant 10 Roupies ou a manger, parfois pendant 10 minutes accroches a ton bras. C'est assez dur a vivre, mais je prefere tout de meme etre a ma place qu'a la leur. Les problemes de conscience se posent forcement. D'un cote, tu as envie de donner, mais tu ne peux pas donner a tout le monde. D'autre part, beaucoup de gamins mendient pour le compte d'autres personnes, et si tu donne a un petit, il risque de se faire tabasser par des plus grands qui veulent leur voler leur gain. Donc il nous est arrive de donner, mais je vous avoue que c'est quand meme rare. Je ne pense pas que ce soit une question d'egoisme, mais c'est comme ca. En Afrique, les adultes nous disaient de ne pas donner aux enfants pour ne pas les habituer a mendier, et les complaire dans cette situation. C'est quelque chose que nous ressentons ici aussi. D'autant que les Indiens nous donnent vraiment l'impression de vouloir s'en sortir, d'evoluer socialement. Il y a partout des pubs pour des ecoles, des formations, et ils travaillent enormement. Pas de 35 heures ici! ... Je vais m'arreter la en ce qui concerne leur mode de vie, ce sera plus vivant et interressant de vous en parler de vive voix. J'espere avoir repondu a certaines interrogations.
J'avais pourtant dit que j'allais etre bref...je reprends le cours de notre voyage...
MADURAI:
Le plus gros a deja ete dit. Nous avons juste recupere nos affaires chez le tailleur, et tellement contents du travail effectue, nous avons voulu passer une autre commande. Mais malheureusement, et comme souvent ici, il nous a pris pour un portefeuille ambulant. Les negociations ont dure, mais rien au bout du compte, si ce n'est une grosse colere de ma part apres le patron. Apres un dernier repas, nous partons pour la gare, attendre notre train. Cette fois, nous voyageons en classe Sleeper, un peu inferieure a la 3A habituelle. Pas de clim, mais de gros ventilos qui soufflent a 20 cm de nos tetes (nous avons reussi a recuperer les 2 banquettes du haut), et de bonnes vieilles couchettes en skai raides comme la justice. Mais bon, pour une nuit, et en train de sucroit, ca ira bien.
ARRIVEE DANS LE KERALA:
Au matin, nous nous reveillons et prenons place sur des sieges pres des fenetres, pour profiter un peu des paysages qui s'offrent a nous. Des cocotiers a perte de vue, et nous retrouvons l'atmosphere cotiere. Cette fois-ci, il s'agit de la mer d'Oman. Le train roule a une vitesse d'escargot, donc nous avons bien le temps de nous en impregner. Vers 9h30, arrivee a Quilon. Nous sautons dans un rickshaw pour gagner l'embarcadere. Nous devons etre ce soir a Allepey, et 2 choix s'offrent a nous. Le premier, y aller en bus en 2h30, pour une somme modique, le second, prendre un bateau et naviguer sur les backwaters (des canaux naturels sillonant la region) sur 80 Km. Ca dure 8 heures et ca coute plus chers, mais l'experience nous semble sympa. Nous embarquons donc sous une pluie fine, et nous installons sur le pont superieur. Rapidement, la pluie fine se transforme en bonne pluie de mousson, mais bon, c'est agreable la-haut, donc nous enfilons les ponchos, et prenons une douche en plein air. La vue est superbe. Des petits villages sur les berges, des scenes de vie typiques, tout y est. Apres une petite pause dejeuner dans une gargote au bord de l'eau avec repas servi sur feuille de bananier, nous repartons. A ce propos, dans ces restos, et dans bien d'autres, il n'y a pas de couverts, il faut manger avec les mains. Nous commencons a y trouver un certain plaisir et a developper une certaine dexterite. Il faut dire qu'au debut, ce n'est pas facile. Ici, la main gauche est impure, donc elle ne doit pas toucher les aliments. Essayer donc de couper des Nans ou de manger un poulet en sauce chaud avec une seule main, c'est le meilleur moyen de tester l'efficacite de votre lessive...
ALLEPEY:
Aux alentours de 18h, nous debarquons a Allepey. Bien entendu, des representants d'hotels sont presents pour rabattre le touriste, mais nous nous faufilons jusqu'a la guest house de notre choix. Petit tour de la ville, et nous nous mettons rapidement a la recherche d'un Houseboat (bateau typique sur lequel on parcourt les backwaters, et sur lequel on passe la nuit) pour demain. Des personnes dans la rue nous proposent ce que l'on cherche a un prix tres bas, mais nous n'avons que peu confiance, et preferons negocier ca directement avec le patron de l'hotel, qui comme tout le monde ici organise des ballades a bord de ces joyaux flottants. Le prix est fixe, 3000 Roupies soit environ 60 Euros. C'est de loin notre plus gros investissement depuis le debut du voyage. On vient de craquer le budget de 4 jours en 30 secondes, mais il faut avouer que l'on en revait, et que ce ne sont pas simplement de petits bateaux typiques... Vous verrez bien. Apres un repas au resto d'a cote, ou je mange un chicken masala qui restera dans ma memoire comme le plat le plus epice que j'ai mange de ma vie, nous allons nous coucher.
UNE JOURNEE DE REVE...
Le matin, apres un petit saut sur la plage histoire de dire que l'on a trempe les pieds dans la mer d'Oman, et un petit tour en ville, nous rentrons a l'hotel. Allepey est surnommee la petite Venise Indienne, rapport aux canaux qui la parcourent, mais c'est bien le seul attrait de cet endroit. La ville n'a rien d'exceptionnel en soit, elle est surtout le point de depart privilegie pour les houseboat. A 11h30, nous nous rendons en rickshaw sur les berges des backwaters pour embarquer. A la vue de tous ces bateuax alignes, nous n'osons rever que le notre sera aussi majestueux de peur d'etre decus. Mais nous n'aurions pas du! C'est incroyable! Il faut le voir pour le croire. 24 heures sur ce bateau en amoureux, ca va le faire. Trois personnes sont a bord egalement, le pilote (bien entendu) et 2 cuisiniers rien que pour nous. Je ne sais meme pas quoi vous dire tellement ce voyage a ete merveilleux. J'en ai ecrit presque 8 pages dans le journal, alors je ne pense pas pouvoir le resumer ici. Des paysages de fou, un calme de dingue, en gros, la classe pendant 24 heures! Ca fait du bien de se poser un peu. Le soir venu, nous acostons au bord de rizieres. Nous decidons alors d'aller nous ballader a bord d'une pirogue sur les canaux plus petits au coeur d'un village. Encore une fois, tellement plaisant que difficilement racontable. Se retrouver a pagayer sur un petit cours d'eau dans un village a la tombee de la nuit, plutot marquant comme souvenir. De retour a bord, nous mangeons (avec des couverts cette fois) puis allons rapidement nous coucher, berces par les flots.
Au matin, petit dejeuner a bord, puis doucement, nous repartons vers Allepey. Ces 24 heures ont vriament ete inoubliables, un peu decallees par rapport au reste du voyage, mais ca fait du bien. Je ne pense pas que l'on ait pu se sentir mieux...
DEPART POUR COCHIN:
Une fois revenus sur la terre ferme, direction la gare routiere. Nous prenons un bus pour Cochin, a une heure et demie de la. La temperature est assez elevee aujourd'hui, mais le bus presente cet avantage que sans porte et avec les fenetres ouvertes, c'est aere. Une fois notre hotel choisi, nous nous dirigeons vers la gare, pour reserver notre billet pour Ooty. Et la, la tuile, plus de place...et c'est un peu la galere pour y aller en bus. En plus, nous voulions prendre un petit train a vapeur, qui nous emmene de Coimbatore dans la vallee a Ooty, a plus de 2000 metres. Ca risque donc d'etre un peu tendu. A l'heure actuelle, on ne sait pas encore bien ce que l'on va faire demain. Par contre ce soir, si tout va bien, nous allons assister a un spectacle de Kathakali, danses et mimes traditionnels. Si vous etes sages, il y aura des videos...
D'ici la portez-vous bien. Merci encore pour les commentaires, nous prenons tuojours autant de plaisir a les lire.
La bise.
PILOUEMILIE.
mardi 21 août 2007
UN PEU DE NEWS, BEAUCOUP DE PHOTOS!!!
Hello!
Cette fois ci, on va changer de formule. Le dernier post etait surtout redactionnel, celui ci sera graphique. Deux raisons a cela, ca fait un moment que l'on etait dans l'impossibilite de poster ds photos a cause ds PC, et en plus, celui sur lequel nous ecrivons aujourd'hui a la moitie des lettres effacees. Desole donc pour les fautes.
Juste l'essentiel, nous sommes a Allepey, sur la cote ouest au bord de la mer d'Oman. On s'est fait un petit voyage de 80 km en bateau aujourd'hui, et demain, on part pour 24 heures sur un houseboat, sorte de barque recouverte de feuilles de palmiers. Au programme, visite des canaux naturels (backwaters pour les inities) et nuit a bord. On espere que le temps sera avec nous, on a ramasse dur ce matin...
Juste l'essentiel, nous sommes a Allepey, sur la cote ouest au bord de la mer d'Oman. On s'est fait un petit voyage de 80 km en bateau aujourd'hui, et demain, on part pour 24 heures sur un houseboat, sorte de barque recouverte de feuilles de palmiers. Au programme, visite des canaux naturels (backwaters pour les inities) et nuit a bord. On espere que le temps sera avec nous, on a ramasse dur ce matin...
Merci encore pour les comentaires, c'est vraiment notre petit plaisir de lire ca a chaque etape.
La bise.
P-S: Mergeouille, fais leur faire une serie de pompes de plus a ma sante, ca leur apprendra a faire des blagues pourries...
P-S 2: En fait, c'est bien trop long a telecharger sur ce blog les photos, j'en ai mis juste 2. La premiere, note etape quotidienne pour partir du bon pieds, un jus de fruit frais presse. La deuxieme, note chanbre a Pondicherry la 1ere nuit, dans une maison Tamoule typique.
vous pouvez voir les autres a l'adresse suivante:
Les videos elles sont a l'adresse suivante:
lundi 20 août 2007
PONDICHERRY ET LE TAMIL NADU
Enfin, nous allons essayer de prendre un peu de temps pour vous donner un peu plus de nouvelles. Malheureusement, nous ne pourrons pas vous faire partager photos et videos, les ordinateurs dans ce coin de l'Inde sont un peu trop vieux...
Je reprends donc a Calcutta, en essayant d'etre bref, car un recit sans photos est tout de meme moins attrayant. Nous avons attrappe notre avion sans trop de soucis, meme si cela nous a donne une autre occasion de nous rendre compte de l'efficacite relative des services publics ici. Tous les vols sont annonces en meme temps pour le passage sous douane, ce qui donne une cohue interressante, et vu que les Indiens ont une notion particuliere de la file pourtant nommee indienne, il faut jouer un peu des coudes. Si tu laisses 20 cm entre toi et le mec de devant, tu te fais doubler sans aucun scrupule, et tu ne peux rien dire. Donc apres avoir joue un peu des epaules, nous embarquons enfin. On se rend bien compte de la signifaction de "compagnie low-cost". La place pour les jambes est quasi-nulle, pas de boisson ni de collation, pas de tele, mais bon, pour 50 Euros le billet pour 2h15 de vol, on ne peut trop rien dire.
ARRIVEE A CHENNAI:
Arrivee le soir vers 20h, on prend un taxi pre-paid pour eviter les arnaques et regagner le centre ville. On peut se rendre compte sur la route qu'ici, on travaille 24h/24. Des chantiers de construction vivent en pleine nuit. On arrive dans un quartier relativement central, et nous faisons confiance au Routard. Le premier hotel est le bon, pas cher, propre, pas de restaurant, mais vu qu'on ne fait en moyenne qu'un seul repas par jour, et que l'on ne passe qu'une nuit ici, c'est pas bien grave.
DEPART POUR PONDICHERRY:
Le lendemain matin, apres une ballade dans le quartier et notre jus d'orange presse quotidien (on en trouve partout dans les rues ici), nous prennons notre premier bus direction Pondicherry. La route se passe bien, c'est vraiment magnifique, de petits villages en feuilles de palmiers, des rizieres, et l'Ocean en toile de fond. Au bout de 3 heures, nous arrivons. Pascal n'est pas sur Pondi ce week-end, nous devons donc n'y passer qu'une nuit, avant de partir le rejoindre sur Tanjore. Cependant, il a prevenu un pote a lui patron de restaurant et proprietaire d'une guest house que nous arrivions. Nous allons donc manger la-bas a midi, un delicieux filet de Loup grille. L'apres-midi est dediee a la visite de la ville et a la consultation d'un medecin, recommande par Pascal. Ils sont vraiment performants: pas d'attente, 100 roupies la consult, et pharmacie qui ne te delivre que le nombre de gellules dont tu as besoin. Le soir, nous retournons au resto pour rencontrer le pote de Pascal, qui etait absent le midi. On se presente, on parle un peu, puis il nous invite a sa table, avec quelques amis a lui. Ca fait du bien, au milieu du voyage, de manger de la nourriture occidentale, et on nous offre meme du vin Indien (pas si mauvais). Pascal nous appelle en plein repas pour nous proposer un changement de programme. Il nous propose de rentrer sur Pondicherry le lendemain pour que l'on puisse voir ou il habite, et passer une soiree ensemble ici. On accepte, et nous rentrons nous coucher a la guest house, une superbe maison Tamoule amenagee avec beaucoup de soin.
UN VENDREDI A PONDI...
Le lendemain, nous approfondissons la visite de la ville, en commencant par le marche. C'est assez hallucinant, des poissons partout, plus loin des colliers de fleurs, des fruits...vraiment sympa. Ensuite, sur les conseils de Pascal, nous allons louer un scooter pour nous promener dans les environs. Pour 100 Roupies, on nous loue un scooter 125 cm3, rapidement baptise Tornado, rapport a son comportement fougueux. Les premiers metres sont tendus, faut pas oublier de rouler a gauche... Mais y'a pas que ca! La conduite en Inde, ca fait peur quand on est en rickshaw, mais alors quand on conduit! D'ailleurs, le terme exact serait plus piloter que conduire. Si ton klaxon ne marche plus, t'es mort. Sensations fortes au menu. On arrive au bout d'un moment a s'extirper de la ville, et on fonce (facon de parler Babeth, je faisais gaffe) vers Auroville, a 15 Km au nord. La, c'est vraiment le bonheur, genre Easy Rider en tongue et sur une petrolette sur les chemins de l"inde. Les routes sont beaucoup moins frequentees, a l'ombre de grands arbres, on se detend un peu. Auroville est une communaute fondee dans les annees 60, qui regroupe environ 900 personnes qui vivent dans des maisons dispersees dans la cambrousse autour d'un lieu de celebration central completement fou (faut voir les photos). Les maisons sont aussi relativement dingues, et il n'y a aucune route pour parcourir les nombreux kilometres sillonant cette zone, juste des chemins en terre, ce qui donne a Emilie l'occasion de s'essayer au pilotage de 2 roues pour la premiere fois de sa vie. Elle se debrouille comme une chef, surement un heritage de ses grands-peres... Une fois la visite de la ville finie, nous nous dirigeons sur des plages pour prendre quelques photos et en profiter un peu. Je vais meme me baigner (habille, c'est comme ca ici), histoire de dire que j'ai fait trempette dans le golfe du Bengale. Nous retournons ensuite sur Pondi, ou Pascal vient d'arriver, et nous le rejoignons a son bureau de l'Institut Francais de Pondicherry. Les retrouvailles font du bien. Ca faisait un petit moment qu'on ne l'avait pas vu lu Puscule. On se ballade un peu, puis il nous dit de le suivre pour aller acheter des fringues. On l'attend dans la rue le temps qu'il aille chercher sa monture, et quand il arrive c'est vraiment la classe! Il roule en Royal Enfield, une sorte de mini Harley Indienne, mais qui fait un bruit de fou. Emilie ne met pas plus de 2 secondes a deserter notre bon vieux Tornado pour aller rejoindre Pascal sur sa moto. Rien de tel pour emballer je vous dis une Enfield! Une fois arrives au magasin, Pascal tient a nous offrir des habits, c'est vraiment une creme celui la. Nous aurons tous les 2 une Kurta (chemise lomngue). Merci encore Pascal.
LA CHEVAUCHEE FANTASTIQUE:
Ce soir, on dort chez Pascal, mais il habite a 10 Km de Pomdy. Nous decidons d'y amener les sacs tout de suite, avant de revenir passer la soiree ici. Et croyez moi, 10Km avec nos gros sacs sur le dos, nos petits sacs sur le ventre, sous un debut de pluie, et a la nuit tombante, c'est sportif.Mais nous arrivons a bon port, et decouvrons l'appart de Pascal, en fait 2 etages d'une maison, ou tout est ouvert au grand air, sous un toit en feuilles de palmiers. Le reve. Petite douche, petit(s) rhum(s) des Antilles que Pascal a amene dans ses bagages, et on repart vers Pondi a la nuit pour manger. Tres bon repas dans un endroit que Pascal frequente souvent, puis nous allons au Toucan, le bar de son pote, ou nous avons mange hier. Il y a une soiree ou se retrouvent beaucoup de francais expatries. On y va, mais l'ambiance n'est pas trop a notre gout, genre boite de nuit, et plein de fashion victims. Je ne critique pas, je dis juste que ce n'est pas trop notre truc. Cela dit, ca ne nous empeche pas de boire quelques bieres, chose difficile a trouver dans certains coins de l'Inde. Fin de soiree a l'after sur le toit de la maison du patron, et vers 2h du matin, on rentre chez Pascal, toujours lui et Emilie en moto et moi sur Tornado, mais cette fois sous l'orage. La situation est surrealiste. Comduire avec Pascal dans les rues de Pondi la nuit sous la pluie, ca restera vraiment lomgtemps dans nos memoires. En arrivant chez lui, on se seche et on parle quelques temps, avant d'aller se coucher vers 3h30. Le lendemain au reveil, Pascal est alle nous chercher les croissants, une creme je vous dis. On part pour Pondi, pour trouver un bus en direction de Tanjore. On demande, on nous renseigne un peu, on nous trimballe, mais pas de bus. Herueusement que Pascal est la. Il nous indique une ligne qui pourra nous y mener avec une correspondance. Merci Pascal. On se separe la, vraiment contents de l'avoir vu, et avec des souvenirs pleins la tete.
TANJORE:
Apres notre correspondance, arrive a Tanjore. Le premier contact avec la ville est plutot decevant. Pas trop de charme, on ne trouve rien de ce qu'on cherche, mais surtout on est creve. Un autre probleme que l'on rencontre aussi dans le Tamil Nadu, c'est que tout est ecrit en Tamoule, et peu de gens parlent anglais, pas tres pratique pour nous. On mange dans une gargotte sur des feuilles de bananiers pour 49 Roupies a 2 (soit moins d'un euro), puis on va se coucher dans un hotel un peu sordide et bruyant. Le lendemain matin, reveil matinal pour aller visiter le grand Temple, vraiment impressionant, puis on enchaine avec le musee. Depart vers 11h pour Madurai, toujours en bus. On vient de decouvrir ce moyen de transport vraiment pas cher, mais pas tres confortable, mes jambes ne passent pas dans la place impartie...
MADURAI:
Arrivee a Madurai en fin d'apres-midi. On se renseigne un peu pour les bus dans 2 jours pour aller a Quillon, mais y'a pas grand chose, il faudra sans doute jouer avec les correspondances. On arrive en ville, et on se dirige vers un hotel indique par le Routard. En arrivant, il y a un elephant qui mange devant l'entree. Ca surprend, mais c'est sympa. Les chambres sont vraiment super, propres, avec balcon, donc on prend pour 350 Roupies. En plus, le patron nous donne des tuyaux. Si on va a Quillon, il y a un train de nuit, ce qui nous ferait economiser une nuit d'hotel, et gagner une journee de voyage. Valable ce patron! On va se ballader un peu en ville, puis on rentre manger a l'hotel. Un peu creves, nous allons nous coucher tot.
ENFIN, CE MATIN:
Reveil vers 7h30, et direction la gare pour reserver notre billet pour ce soir. Heureusement il reste encore de la place donc on prend nos places en sleeper. Ensuite, direction le temple, et vraiment ca impressionne. Je ne vais pas me lancer dans une description imagee, les photos parleront mieux. A la sortie, nous sommes passes chez un tailleur se faire faire des kurtas et un pantalon, qui seront prets dans quelques minutes. Autre grande nouvelle, nous avons pu donner notre linge a laver a l'hotel, et nous le recupererons ce soir. Il etait temps, la lessive au savon dans une bassine, ca ne corrige pas les traces laisses par la poussiere et la chaleur. Mon pantalon tenait debout tout seul!
Desole de ne pas pouvoir mettre de photos et de videos, ca aurait rendu le recit un peu moins lourd. Merci encore pour les commentaires. Merci a a la famille Coutin de permettre a mon pere d'avoir des nouvelles, je vous jure, je lui installe le net des mon retour!
En attendant de vous faire partager plus de choses, portez vous bien.
La bise.
PILOUEMILIE.
Je reprends donc a Calcutta, en essayant d'etre bref, car un recit sans photos est tout de meme moins attrayant. Nous avons attrappe notre avion sans trop de soucis, meme si cela nous a donne une autre occasion de nous rendre compte de l'efficacite relative des services publics ici. Tous les vols sont annonces en meme temps pour le passage sous douane, ce qui donne une cohue interressante, et vu que les Indiens ont une notion particuliere de la file pourtant nommee indienne, il faut jouer un peu des coudes. Si tu laisses 20 cm entre toi et le mec de devant, tu te fais doubler sans aucun scrupule, et tu ne peux rien dire. Donc apres avoir joue un peu des epaules, nous embarquons enfin. On se rend bien compte de la signifaction de "compagnie low-cost". La place pour les jambes est quasi-nulle, pas de boisson ni de collation, pas de tele, mais bon, pour 50 Euros le billet pour 2h15 de vol, on ne peut trop rien dire.
ARRIVEE A CHENNAI:
Arrivee le soir vers 20h, on prend un taxi pre-paid pour eviter les arnaques et regagner le centre ville. On peut se rendre compte sur la route qu'ici, on travaille 24h/24. Des chantiers de construction vivent en pleine nuit. On arrive dans un quartier relativement central, et nous faisons confiance au Routard. Le premier hotel est le bon, pas cher, propre, pas de restaurant, mais vu qu'on ne fait en moyenne qu'un seul repas par jour, et que l'on ne passe qu'une nuit ici, c'est pas bien grave.
DEPART POUR PONDICHERRY:
Le lendemain matin, apres une ballade dans le quartier et notre jus d'orange presse quotidien (on en trouve partout dans les rues ici), nous prennons notre premier bus direction Pondicherry. La route se passe bien, c'est vraiment magnifique, de petits villages en feuilles de palmiers, des rizieres, et l'Ocean en toile de fond. Au bout de 3 heures, nous arrivons. Pascal n'est pas sur Pondi ce week-end, nous devons donc n'y passer qu'une nuit, avant de partir le rejoindre sur Tanjore. Cependant, il a prevenu un pote a lui patron de restaurant et proprietaire d'une guest house que nous arrivions. Nous allons donc manger la-bas a midi, un delicieux filet de Loup grille. L'apres-midi est dediee a la visite de la ville et a la consultation d'un medecin, recommande par Pascal. Ils sont vraiment performants: pas d'attente, 100 roupies la consult, et pharmacie qui ne te delivre que le nombre de gellules dont tu as besoin. Le soir, nous retournons au resto pour rencontrer le pote de Pascal, qui etait absent le midi. On se presente, on parle un peu, puis il nous invite a sa table, avec quelques amis a lui. Ca fait du bien, au milieu du voyage, de manger de la nourriture occidentale, et on nous offre meme du vin Indien (pas si mauvais). Pascal nous appelle en plein repas pour nous proposer un changement de programme. Il nous propose de rentrer sur Pondicherry le lendemain pour que l'on puisse voir ou il habite, et passer une soiree ensemble ici. On accepte, et nous rentrons nous coucher a la guest house, une superbe maison Tamoule amenagee avec beaucoup de soin.
UN VENDREDI A PONDI...
Le lendemain, nous approfondissons la visite de la ville, en commencant par le marche. C'est assez hallucinant, des poissons partout, plus loin des colliers de fleurs, des fruits...vraiment sympa. Ensuite, sur les conseils de Pascal, nous allons louer un scooter pour nous promener dans les environs. Pour 100 Roupies, on nous loue un scooter 125 cm3, rapidement baptise Tornado, rapport a son comportement fougueux. Les premiers metres sont tendus, faut pas oublier de rouler a gauche... Mais y'a pas que ca! La conduite en Inde, ca fait peur quand on est en rickshaw, mais alors quand on conduit! D'ailleurs, le terme exact serait plus piloter que conduire. Si ton klaxon ne marche plus, t'es mort. Sensations fortes au menu. On arrive au bout d'un moment a s'extirper de la ville, et on fonce (facon de parler Babeth, je faisais gaffe) vers Auroville, a 15 Km au nord. La, c'est vraiment le bonheur, genre Easy Rider en tongue et sur une petrolette sur les chemins de l"inde. Les routes sont beaucoup moins frequentees, a l'ombre de grands arbres, on se detend un peu. Auroville est une communaute fondee dans les annees 60, qui regroupe environ 900 personnes qui vivent dans des maisons dispersees dans la cambrousse autour d'un lieu de celebration central completement fou (faut voir les photos). Les maisons sont aussi relativement dingues, et il n'y a aucune route pour parcourir les nombreux kilometres sillonant cette zone, juste des chemins en terre, ce qui donne a Emilie l'occasion de s'essayer au pilotage de 2 roues pour la premiere fois de sa vie. Elle se debrouille comme une chef, surement un heritage de ses grands-peres... Une fois la visite de la ville finie, nous nous dirigeons sur des plages pour prendre quelques photos et en profiter un peu. Je vais meme me baigner (habille, c'est comme ca ici), histoire de dire que j'ai fait trempette dans le golfe du Bengale. Nous retournons ensuite sur Pondi, ou Pascal vient d'arriver, et nous le rejoignons a son bureau de l'Institut Francais de Pondicherry. Les retrouvailles font du bien. Ca faisait un petit moment qu'on ne l'avait pas vu lu Puscule. On se ballade un peu, puis il nous dit de le suivre pour aller acheter des fringues. On l'attend dans la rue le temps qu'il aille chercher sa monture, et quand il arrive c'est vraiment la classe! Il roule en Royal Enfield, une sorte de mini Harley Indienne, mais qui fait un bruit de fou. Emilie ne met pas plus de 2 secondes a deserter notre bon vieux Tornado pour aller rejoindre Pascal sur sa moto. Rien de tel pour emballer je vous dis une Enfield! Une fois arrives au magasin, Pascal tient a nous offrir des habits, c'est vraiment une creme celui la. Nous aurons tous les 2 une Kurta (chemise lomngue). Merci encore Pascal.
LA CHEVAUCHEE FANTASTIQUE:
Ce soir, on dort chez Pascal, mais il habite a 10 Km de Pomdy. Nous decidons d'y amener les sacs tout de suite, avant de revenir passer la soiree ici. Et croyez moi, 10Km avec nos gros sacs sur le dos, nos petits sacs sur le ventre, sous un debut de pluie, et a la nuit tombante, c'est sportif.Mais nous arrivons a bon port, et decouvrons l'appart de Pascal, en fait 2 etages d'une maison, ou tout est ouvert au grand air, sous un toit en feuilles de palmiers. Le reve. Petite douche, petit(s) rhum(s) des Antilles que Pascal a amene dans ses bagages, et on repart vers Pondi a la nuit pour manger. Tres bon repas dans un endroit que Pascal frequente souvent, puis nous allons au Toucan, le bar de son pote, ou nous avons mange hier. Il y a une soiree ou se retrouvent beaucoup de francais expatries. On y va, mais l'ambiance n'est pas trop a notre gout, genre boite de nuit, et plein de fashion victims. Je ne critique pas, je dis juste que ce n'est pas trop notre truc. Cela dit, ca ne nous empeche pas de boire quelques bieres, chose difficile a trouver dans certains coins de l'Inde. Fin de soiree a l'after sur le toit de la maison du patron, et vers 2h du matin, on rentre chez Pascal, toujours lui et Emilie en moto et moi sur Tornado, mais cette fois sous l'orage. La situation est surrealiste. Comduire avec Pascal dans les rues de Pondi la nuit sous la pluie, ca restera vraiment lomgtemps dans nos memoires. En arrivant chez lui, on se seche et on parle quelques temps, avant d'aller se coucher vers 3h30. Le lendemain au reveil, Pascal est alle nous chercher les croissants, une creme je vous dis. On part pour Pondi, pour trouver un bus en direction de Tanjore. On demande, on nous renseigne un peu, on nous trimballe, mais pas de bus. Herueusement que Pascal est la. Il nous indique une ligne qui pourra nous y mener avec une correspondance. Merci Pascal. On se separe la, vraiment contents de l'avoir vu, et avec des souvenirs pleins la tete.
TANJORE:
Apres notre correspondance, arrive a Tanjore. Le premier contact avec la ville est plutot decevant. Pas trop de charme, on ne trouve rien de ce qu'on cherche, mais surtout on est creve. Un autre probleme que l'on rencontre aussi dans le Tamil Nadu, c'est que tout est ecrit en Tamoule, et peu de gens parlent anglais, pas tres pratique pour nous. On mange dans une gargotte sur des feuilles de bananiers pour 49 Roupies a 2 (soit moins d'un euro), puis on va se coucher dans un hotel un peu sordide et bruyant. Le lendemain matin, reveil matinal pour aller visiter le grand Temple, vraiment impressionant, puis on enchaine avec le musee. Depart vers 11h pour Madurai, toujours en bus. On vient de decouvrir ce moyen de transport vraiment pas cher, mais pas tres confortable, mes jambes ne passent pas dans la place impartie...
MADURAI:
Arrivee a Madurai en fin d'apres-midi. On se renseigne un peu pour les bus dans 2 jours pour aller a Quillon, mais y'a pas grand chose, il faudra sans doute jouer avec les correspondances. On arrive en ville, et on se dirige vers un hotel indique par le Routard. En arrivant, il y a un elephant qui mange devant l'entree. Ca surprend, mais c'est sympa. Les chambres sont vraiment super, propres, avec balcon, donc on prend pour 350 Roupies. En plus, le patron nous donne des tuyaux. Si on va a Quillon, il y a un train de nuit, ce qui nous ferait economiser une nuit d'hotel, et gagner une journee de voyage. Valable ce patron! On va se ballader un peu en ville, puis on rentre manger a l'hotel. Un peu creves, nous allons nous coucher tot.
ENFIN, CE MATIN:
Reveil vers 7h30, et direction la gare pour reserver notre billet pour ce soir. Heureusement il reste encore de la place donc on prend nos places en sleeper. Ensuite, direction le temple, et vraiment ca impressionne. Je ne vais pas me lancer dans une description imagee, les photos parleront mieux. A la sortie, nous sommes passes chez un tailleur se faire faire des kurtas et un pantalon, qui seront prets dans quelques minutes. Autre grande nouvelle, nous avons pu donner notre linge a laver a l'hotel, et nous le recupererons ce soir. Il etait temps, la lessive au savon dans une bassine, ca ne corrige pas les traces laisses par la poussiere et la chaleur. Mon pantalon tenait debout tout seul!
Desole de ne pas pouvoir mettre de photos et de videos, ca aurait rendu le recit un peu moins lourd. Merci encore pour les commentaires. Merci a a la famille Coutin de permettre a mon pere d'avoir des nouvelles, je vous jure, je lui installe le net des mon retour!
En attendant de vous faire partager plus de choses, portez vous bien.
La bise.
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