lundi 20 août 2007

PONDICHERRY ET LE TAMIL NADU

Enfin, nous allons essayer de prendre un peu de temps pour vous donner un peu plus de nouvelles. Malheureusement, nous ne pourrons pas vous faire partager photos et videos, les ordinateurs dans ce coin de l'Inde sont un peu trop vieux...
Je reprends donc a Calcutta, en essayant d'etre bref, car un recit sans photos est tout de meme moins attrayant. Nous avons attrappe notre avion sans trop de soucis, meme si cela nous a donne une autre occasion de nous rendre compte de l'efficacite relative des services publics ici. Tous les vols sont annonces en meme temps pour le passage sous douane, ce qui donne une cohue interressante, et vu que les Indiens ont une notion particuliere de la file pourtant nommee indienne, il faut jouer un peu des coudes. Si tu laisses 20 cm entre toi et le mec de devant, tu te fais doubler sans aucun scrupule, et tu ne peux rien dire. Donc apres avoir joue un peu des epaules, nous embarquons enfin. On se rend bien compte de la signifaction de "compagnie low-cost". La place pour les jambes est quasi-nulle, pas de boisson ni de collation, pas de tele, mais bon, pour 50 Euros le billet pour 2h15 de vol, on ne peut trop rien dire.
ARRIVEE A CHENNAI:
Arrivee le soir vers 20h, on prend un taxi pre-paid pour eviter les arnaques et regagner le centre ville. On peut se rendre compte sur la route qu'ici, on travaille 24h/24. Des chantiers de construction vivent en pleine nuit. On arrive dans un quartier relativement central, et nous faisons confiance au Routard. Le premier hotel est le bon, pas cher, propre, pas de restaurant, mais vu qu'on ne fait en moyenne qu'un seul repas par jour, et que l'on ne passe qu'une nuit ici, c'est pas bien grave.
DEPART POUR PONDICHERRY:
Le lendemain matin, apres une ballade dans le quartier et notre jus d'orange presse quotidien (on en trouve partout dans les rues ici), nous prennons notre premier bus direction Pondicherry. La route se passe bien, c'est vraiment magnifique, de petits villages en feuilles de palmiers, des rizieres, et l'Ocean en toile de fond. Au bout de 3 heures, nous arrivons. Pascal n'est pas sur Pondi ce week-end, nous devons donc n'y passer qu'une nuit, avant de partir le rejoindre sur Tanjore. Cependant, il a prevenu un pote a lui patron de restaurant et proprietaire d'une guest house que nous arrivions. Nous allons donc manger la-bas a midi, un delicieux filet de Loup grille. L'apres-midi est dediee a la visite de la ville et a la consultation d'un medecin, recommande par Pascal. Ils sont vraiment performants: pas d'attente, 100 roupies la consult, et pharmacie qui ne te delivre que le nombre de gellules dont tu as besoin. Le soir, nous retournons au resto pour rencontrer le pote de Pascal, qui etait absent le midi. On se presente, on parle un peu, puis il nous invite a sa table, avec quelques amis a lui. Ca fait du bien, au milieu du voyage, de manger de la nourriture occidentale, et on nous offre meme du vin Indien (pas si mauvais). Pascal nous appelle en plein repas pour nous proposer un changement de programme. Il nous propose de rentrer sur Pondicherry le lendemain pour que l'on puisse voir ou il habite, et passer une soiree ensemble ici. On accepte, et nous rentrons nous coucher a la guest house, une superbe maison Tamoule amenagee avec beaucoup de soin.
UN VENDREDI A PONDI...
Le lendemain, nous approfondissons la visite de la ville, en commencant par le marche. C'est assez hallucinant, des poissons partout, plus loin des colliers de fleurs, des fruits...vraiment sympa. Ensuite, sur les conseils de Pascal, nous allons louer un scooter pour nous promener dans les environs. Pour 100 Roupies, on nous loue un scooter 125 cm3, rapidement baptise Tornado, rapport a son comportement fougueux. Les premiers metres sont tendus, faut pas oublier de rouler a gauche... Mais y'a pas que ca! La conduite en Inde, ca fait peur quand on est en rickshaw, mais alors quand on conduit! D'ailleurs, le terme exact serait plus piloter que conduire. Si ton klaxon ne marche plus, t'es mort. Sensations fortes au menu. On arrive au bout d'un moment a s'extirper de la ville, et on fonce (facon de parler Babeth, je faisais gaffe) vers Auroville, a 15 Km au nord. La, c'est vraiment le bonheur, genre Easy Rider en tongue et sur une petrolette sur les chemins de l"inde. Les routes sont beaucoup moins frequentees, a l'ombre de grands arbres, on se detend un peu. Auroville est une communaute fondee dans les annees 60, qui regroupe environ 900 personnes qui vivent dans des maisons dispersees dans la cambrousse autour d'un lieu de celebration central completement fou (faut voir les photos). Les maisons sont aussi relativement dingues, et il n'y a aucune route pour parcourir les nombreux kilometres sillonant cette zone, juste des chemins en terre, ce qui donne a Emilie l'occasion de s'essayer au pilotage de 2 roues pour la premiere fois de sa vie. Elle se debrouille comme une chef, surement un heritage de ses grands-peres... Une fois la visite de la ville finie, nous nous dirigeons sur des plages pour prendre quelques photos et en profiter un peu. Je vais meme me baigner (habille, c'est comme ca ici), histoire de dire que j'ai fait trempette dans le golfe du Bengale. Nous retournons ensuite sur Pondi, ou Pascal vient d'arriver, et nous le rejoignons a son bureau de l'Institut Francais de Pondicherry. Les retrouvailles font du bien. Ca faisait un petit moment qu'on ne l'avait pas vu lu Puscule. On se ballade un peu, puis il nous dit de le suivre pour aller acheter des fringues. On l'attend dans la rue le temps qu'il aille chercher sa monture, et quand il arrive c'est vraiment la classe! Il roule en Royal Enfield, une sorte de mini Harley Indienne, mais qui fait un bruit de fou. Emilie ne met pas plus de 2 secondes a deserter notre bon vieux Tornado pour aller rejoindre Pascal sur sa moto. Rien de tel pour emballer je vous dis une Enfield! Une fois arrives au magasin, Pascal tient a nous offrir des habits, c'est vraiment une creme celui la. Nous aurons tous les 2 une Kurta (chemise lomngue). Merci encore Pascal.
LA CHEVAUCHEE FANTASTIQUE:
Ce soir, on dort chez Pascal, mais il habite a 10 Km de Pomdy. Nous decidons d'y amener les sacs tout de suite, avant de revenir passer la soiree ici. Et croyez moi, 10Km avec nos gros sacs sur le dos, nos petits sacs sur le ventre, sous un debut de pluie, et a la nuit tombante, c'est sportif.Mais nous arrivons a bon port, et decouvrons l'appart de Pascal, en fait 2 etages d'une maison, ou tout est ouvert au grand air, sous un toit en feuilles de palmiers. Le reve. Petite douche, petit(s) rhum(s) des Antilles que Pascal a amene dans ses bagages, et on repart vers Pondi a la nuit pour manger. Tres bon repas dans un endroit que Pascal frequente souvent, puis nous allons au Toucan, le bar de son pote, ou nous avons mange hier. Il y a une soiree ou se retrouvent beaucoup de francais expatries. On y va, mais l'ambiance n'est pas trop a notre gout, genre boite de nuit, et plein de fashion victims. Je ne critique pas, je dis juste que ce n'est pas trop notre truc. Cela dit, ca ne nous empeche pas de boire quelques bieres, chose difficile a trouver dans certains coins de l'Inde. Fin de soiree a l'after sur le toit de la maison du patron, et vers 2h du matin, on rentre chez Pascal, toujours lui et Emilie en moto et moi sur Tornado, mais cette fois sous l'orage. La situation est surrealiste. Comduire avec Pascal dans les rues de Pondi la nuit sous la pluie, ca restera vraiment lomgtemps dans nos memoires. En arrivant chez lui, on se seche et on parle quelques temps, avant d'aller se coucher vers 3h30. Le lendemain au reveil, Pascal est alle nous chercher les croissants, une creme je vous dis. On part pour Pondi, pour trouver un bus en direction de Tanjore. On demande, on nous renseigne un peu, on nous trimballe, mais pas de bus. Herueusement que Pascal est la. Il nous indique une ligne qui pourra nous y mener avec une correspondance. Merci Pascal. On se separe la, vraiment contents de l'avoir vu, et avec des souvenirs pleins la tete.
TANJORE:
Apres notre correspondance, arrive a Tanjore. Le premier contact avec la ville est plutot decevant. Pas trop de charme, on ne trouve rien de ce qu'on cherche, mais surtout on est creve. Un autre probleme que l'on rencontre aussi dans le Tamil Nadu, c'est que tout est ecrit en Tamoule, et peu de gens parlent anglais, pas tres pratique pour nous. On mange dans une gargotte sur des feuilles de bananiers pour 49 Roupies a 2 (soit moins d'un euro), puis on va se coucher dans un hotel un peu sordide et bruyant. Le lendemain matin, reveil matinal pour aller visiter le grand Temple, vraiment impressionant, puis on enchaine avec le musee. Depart vers 11h pour Madurai, toujours en bus. On vient de decouvrir ce moyen de transport vraiment pas cher, mais pas tres confortable, mes jambes ne passent pas dans la place impartie...
MADURAI:
Arrivee a Madurai en fin d'apres-midi. On se renseigne un peu pour les bus dans 2 jours pour aller a Quillon, mais y'a pas grand chose, il faudra sans doute jouer avec les correspondances. On arrive en ville, et on se dirige vers un hotel indique par le Routard. En arrivant, il y a un elephant qui mange devant l'entree. Ca surprend, mais c'est sympa. Les chambres sont vraiment super, propres, avec balcon, donc on prend pour 350 Roupies. En plus, le patron nous donne des tuyaux. Si on va a Quillon, il y a un train de nuit, ce qui nous ferait economiser une nuit d'hotel, et gagner une journee de voyage. Valable ce patron! On va se ballader un peu en ville, puis on rentre manger a l'hotel. Un peu creves, nous allons nous coucher tot.
ENFIN, CE MATIN:
Reveil vers 7h30, et direction la gare pour reserver notre billet pour ce soir. Heureusement il reste encore de la place donc on prend nos places en sleeper. Ensuite, direction le temple, et vraiment ca impressionne. Je ne vais pas me lancer dans une description imagee, les photos parleront mieux. A la sortie, nous sommes passes chez un tailleur se faire faire des kurtas et un pantalon, qui seront prets dans quelques minutes. Autre grande nouvelle, nous avons pu donner notre linge a laver a l'hotel, et nous le recupererons ce soir. Il etait temps, la lessive au savon dans une bassine, ca ne corrige pas les traces laisses par la poussiere et la chaleur. Mon pantalon tenait debout tout seul!
Desole de ne pas pouvoir mettre de photos et de videos, ca aurait rendu le recit un peu moins lourd. Merci encore pour les commentaires. Merci a a la famille Coutin de permettre a mon pere d'avoir des nouvelles, je vous jure, je lui installe le net des mon retour!
En attendant de vous faire partager plus de choses, portez vous bien.
La bise.
PILOUEMILIE.

5 commentaires:

Anonyme a dit…

Uu seul repas par jour....on y va en stage de suite, cela ne fera pas de mal à certains cébazataires.
Vive le tornado
bisous à vous 2

Anonyme a dit…

avec un repas par jour, on reviendrai tout maigre, c'est pas fait pour nous les vacances en indes !
Par contre, visiter en mini harley ça doit être sympa, pardon Pilou ton tornado aussi doit pas être mal
bisous babette et roland

Anonyme a dit…

Hello les aventuriers ! racontez nous aussi comment ils vivent,leur rythme de vie, leur travail au quotidien... on devient passionnés! en plus Pilou, tu écrit drôlement bien! bravo
Bises. Aurélie et Guillaume

Anonyme a dit…

Juste pour dire qu'ici c'est plutôt l'inverse. Il font même des barbecue entre les repas!! Pilou, tu vas au moins perdre deux tailles de pantalons, et ma soeur va pouvoir enfin se décider à mettre des jupes.

Bises à vous 2

Sabrina a dit…

Coucou vous 2,

vous me faites planer à travers ce magnifique voyage ...
Je suis déjà de retour de vacances mais grâce à vous je suis toujours un peu ailleurs, merci ...
Pilou, je dévore ton récit, c'est simple et passionnant, j'adore.
Emilie tu es rayonnante sur les photos, c'est BEAU !!!!
Prenez soin de vous.
PS : La Kurta vous va à ravir ...